texte de Mario Mongeau

    Musiciens !     #1 à #89

Le profil de celui ou celle qu’on nomme musicien/musicienne a bien changé depuis le jour où je me suis intéressé à l'activité culturelle appelée «la musique.»  Le premier changement est qu’on parle de musicien et musicienne, ce qui n’était pas le cas autour des années '65/'66. Aujourd’hui, on trouve de très bonnes musiciennes empruntant le chemin des formations musicales, à l’instar de bonnes chanteuses dans les années rétro : rôle réservé à la gent féminine. Le deuxième changement remarqué est qu’on peut parler de ''musicien'' et ce en absence de carrière professionnelle; dans les années '60 on ne parlait pas de carrière si la personne n’était pas professionnellement impliquée dans la musique. Avec le chemin fait, on peut identifier des carrières qui durent depuis 50 ans et ce, dans les deux cas:  les  professionnels et les musiciens actifs. Ce ne sont pas seulement des chanteurs, mais aussi des compositeurs et des instrumentistes d’ensemble qui écrivent leur propre matériel et s’accompagnent. C'était une vision de l'autosuffisance, de l'interdépendance et de l'ambition partagée, un modèle d'organisation musicale.

Saint-Jean-Port-de-Fêtes...

La ville de Saint-Jean était située à 50 km de Montréal et à 560 km de New York donc un arrêt naturel entre Montréal et New York. Les musiciens y trouvaient des engagements avant de faire le saut vers les deux métropoles. La ville est située à 37 km des lignes américaines donc un passage obligatoire pour les vacanciers en croisière et ceux utilisant la voie terrestre.  Saint-Jean était aussi un tremplin (pour les musiciens américains) : entre l'État de New-York et les régions éloignées comme les Laurentides, Saguenay, Estrie, Arthabaska, Abitibi, etc...

Dans notre région, dans les années  '50, '60 et '70, on a vu passer plusieurs groupes qui sont venus remplir des engagements dans les endroits comme l’hôtel Windsor, l'hôtel Fontaine Bleue, le Richelieu, au Club Social, à l’hôtel Iberville, à la salle Do-ré-mi et le club Belgo, et  je me souviens beaucoup du centre Saint-Edmond, la Palestre et la Cité des Jeunes. On a vu s’y produire des artistes  MADE IN Saint-Jean, ainsi que des artistes et musiciens des États-Unis, de Montréal et de partout du Québec et du Canada. Leur nom était The Triads (from the Saxony Hotel in Rouses Point, N.-Y.),

The Falcons, A.C. Apple (Plattsburgh), Shawn Phillips, Les Commander's, Les Monstres, Les Sinners, Les Doomed, Les Mersey's, Les Misérables, Les Under Dogs, The Haunted, Les Sultans, The Jades, The Stampeders, Chilliwack  

et ceux MADE IN Saint-Jean : Les Gyrfalcons, Les Pastels et beaucoup d’autres dont Fabulous Kernels, Les Vibratones, etc. Je n'oublie pas Les Gants Blancs  ni The Rubens

L'hôtel Fontaine Bleue - cette photo provient de la page Facebook, T'es Johannais.

En apparence un groupe sans disque ne peut s'appuyer sur cette carte de jeu pour intéresser les médias. Sauf - Les Musi-Q-Airs, Le Pouvoir des Fleurs, Les Nobels, Les Novas, Les Vibratones, Les Double -S,  Les Snobs, Les Gants Blancs, Les Chamaroks - c'est la réalité rencontrée par tous les groupes johannais: ils sont des groupes sans histoire. Cette ville n'offrait pas assez de facilité pour que ses groupes laissent des traces. Le guitariste R. Rheault le savait et c'est pourquoi le groupe Incubus était allé s'installer à Montréal sur la rue De Lagauchetière (ce nom de rue vous dit quelque chose ?). Quand il en est revenu il savait ce qu'il manquait: un studio de son, un service de production et du soutien technique. Parce que des musiciens, à Saint-Jean il y en avait...

  •  Les super-artistes 

Un super-groupe c'est un groupe formé de super-musiciens. Un super-musicien c'est celui à qui on peut homologuer des réalisations notoires à l'intérieur de la communauté de musiciens ou a dévoilé un grand talent et une maîtrise de son art. Un exemple serait le groupe Blind Faith: Eric Clapton + Ginger Baker + Steve Winwood + Rick Grech. Le dernier est un bassiste et violoniste qui a fait ses preuves avec le groupe britannique Family. Winwood est l'âme du groupe britannique Traffic, et le jeune prodigue que The Spencer Davis Group a fait connaître. Clapton et Baker formaient le groupe britannique

Cream (le premier super-groupe à avoir eu du succès) et avaient gradué en jouant avec John Mayall et Graham Bond (deux icônes du ''british blues'').

Clapton a été l'un des trois guitaristes du groupe The Yardbirds (avec Jeff Beck et Jimmy Page) qui ont influencé toutes les générations suivantes. 

Dans cette veine, voici nos super-musiciens johannais: Les Novas, Workshop, Como's Company, Man Made, le groupe post-Vibratones, Polygone, Léo Facchino, Yves DeLeseleuc.

1. Les Novas      *

Le chanteur Yves Laplante et le batteur Léo Pariseau - après leur séjour dans le groupe Les Champs-Rocks - ont formé Les Novas avec Philippe (Ben) Choquette et Serge Surprenant.  Les deux derniers ont fait partie des ensembles conduits par le chanteur Jean-Paul Picard. Les Novas ont fait paraître sur disque (vinyle 33 Tours) plusieurs enregistrements dont de leurs compositions en 1965. Beaucoup de musiciens s'entendent pour dire que S. Surprenant était hors du commun: un talent naturel. Son remplaçant fut le guitariste Léo Facchino, on dit qu'il était supérieur.

Cliquez à droite pour consulter la page Les Novas

2. Workshop     *

Le chanteur Steve Leblanc et le batteur Rainer Schwartz - après leur passage dans le groupe johannais  Les Sujets - formaient en 1968 le groupe Workshop avec le guitariste Réal Foucault, ex-Les Distingués et (le jeune frère de Steve) Mark Leblanc.  

Mark Leblanc faisait partie du groupe Smoke en compagnie des frères David et John Campbell.

Steve et Réal se retrouveront sur la même scène en 1984 pour faire revivre leurs

 groupes d'origine Les Gyrfalcons et Les Distingués comme participants à l'événement L'Air des groupes 64.

Sur la photo à droite, on voit S. Leblanc, R. Schwartz, R. Foucault et M. Leblanc

3. Como's Company     *

Le multi-instrumentiste Denis Comeau et le chanteur Michel Comeau - après leur carrière respective dans Les Nobels et comme  Michel Como - ont formé en 1971 le groupe Como's Company en compagnie de Réjean Benjamin (ex-Michel Como + 2, ex-Jack Palmer, ex-Paul, Ben, John), Johnny Ranger

(ex-The Jades, ex-Illustration) et Gilles Béland (ex-Billy Martin, ex-The Rubens). Mais le groupe Como's Company s'est arrêté subitement: Michel, Johnny et Denis allaient se joindre au groupe Man Made.

Gilles Béland possédait une formation à la batterie. Il a fortement influencé de nombreux batteurs de Saint-Jean, entres autres, Paul Choquette et André Grandbois du groupe Les Nobels et Réjean Fortin, du groupe Les Snobs. On les reconnaissait à leur style raffiné.

Tout de suite après son départ de Man Made, soit en avril 1973 Denis en compagnie de Michel reconstituait Como's Company avec Michael Gauthier (guitariste et ex-M.G. & the Escorts), Billy Pajonas (claviériste et guitariste exceptionnels) et Luc Proulx. Cet édition du groupe a été la plus performante principalement dû au choix des pièces à tendance progressive et à la présence de L. Proulx et de M. Gauthier. Denis dit: ''Avec Luc tout allait bien et Michael jouait comme un dieu.''  B. Pajonas (qui aussi avait fait partie de la première édition de Como's Company) était venu au Québec avec le groupe américain A.C. Apple et avait élu domicile dans notre région. 

4. Man Made     *

Il apparaît que Man Made a été actif entre 1972 et 1977. Le groupe comptait dans ses rangs les ex-Sound Syndicate/Illustration : Claude Roy, Richard Terry, Johnny Ranger, et Billy Ledster (tous deux ex-The Jades), et comptait Michel et Denis Comeau (tous deux ex-Como's Company) et Rogers Walls.

R. Walls a commencé a étudier la trompette au Kansas et a joué du jazz et du rock en faisant des tournées au Canada avant de s'installer à Montréal. 

 

Après la parution de leur disque 33 tours, Man Made continuait à jouer à Montréal avec d'autres musiciens, dont Jerry Mercer d’April Wine, René Hamelin (ex-The Jades), Bob Baines, Gilles Beland, Gerry Labelle, etc. En 1977, les membres (C. Roy, R. Terry et J. Ranger) de Man Made anonymement enregistraient un simple disco intitulé Dracula Disco pour le compositeur Gerry Bribosia. Toutefois, le groupe ne publiait qu'un seul album sous son propre nom et se démantelait avant la fin des années 1970. 

5. post-Vibratones     *

''Circa'' 1972  le groupe post-Vibratones  (ce nom n'a pas été officialisé)  serait né. Suite à la dissolution du groupe Les Vibratones, survenue il y a quelques années, se sont regroupés: Jean Foisy-Marquis, Jean-Paul Picard + Réjean Benjamin + Maurice Bernard (vibraphones et les instruments à vent) + Bob Harinen au saxophone.  J. Foisy-Marquis, J.-P. Picard ont été complices en musique (depuis avant  Les Knight Rockers): pour une décennie. R. Benjamin a contribué à la scène johannaise en compagnie de : Jacques Lapalme, Denis et Michel Comeau, Paul Choquette, Yves DeLeseleuc.  Au cours des années '60, M. Bernard - avec Les Merry Makers - a fait les belles soirées de danse à la salle Notre-Dame-Auxiliatrice.

 

B. Harinen et M. Bernard savent très bien harmoniser. Ce quintette de super-musiciens a interprété quelques ''standard'' de la musique moderne. (Un document audio  de quelques pièces a été produit à cette époque, elles sont : Watch what happens  et Eternally). 

Puis pour deux décennies, les membres du groupe ont vagué à d'autres occupations. Au début du 21 ième siècle, les gars ont sorti leurs instruments et réactivé le groupe. En 2014, Y. DeLeseleuc et J.-P. Picard allaient se retrouver en compagnie de Gilles Béland (percussions), Paul Choquette (batterie) et cinq autres musiciens pour présenter Hommage aux Vibratones: un concert qu'on peut

se procurer en DVD.

 

6. Polygone     *

Le guitariste Marc Delage et le claviériste Michel Phaneuf avec le groupe Polygone ont, en 1981, publié un 45rpm. Ce disque vinyle de 7'' fut également enregistré par les autres membres du groupe: Claude Phaneuf, Pierre Poulet guitariste et bassiste, André Barrière et Luc Proulx.

M. Delage, M. Phaneuf et P. Poulet sont des vétérans du groupe Incubus, A. Barrière et C. Phaneuf ont été des guitaristes du groupe Hommage aux Beatles.   L. Proulx est le jeune batteur de Como's Company  et du groupe Mardi Jazz (en compagnie Michael Gauthier et Mike Wattie). Ces trois-là (Barrière, C. Phaneuf et Proulx) jouaient ensemble dans le groupe Coenobium.

7.1.   Leonardo (Léo) Facchino    (1936-1998)   *

Le guitariste Léo Facchino est bien le plus mystérieux guitariste de la ville de Saint-Jean. À peu près tout le monde peut parler de lui mais peu de personnes (sauf une exception) ont formé un groupe avec lui. On dit qu'il était ''pigiste''. Tout le monde est d'accord pour dire qu'il était un super musicien. Il a fait partie du groupe Les Novas suite au départ du guitariste Serge Surprenant. Léo a été connu alors qu'il travaillait dans un magasin de musique (Le Carousel, rue Saint-Jacques). L. Facchino était un maître-d'oeuvre de la musique. Le multi-instrumentiste Sylvain Stuart qui l'a côtoyé dans Les Novas dit qu'il était un musicien avec une oreille incroyable. Le guitariste Robert Rheault qui a assisté à une ''gig'' de Léo à Sherbrooke et une autre ''gig'' à la Pointe aux cafés dit n'avoir jamais vu un si bon guitariste.

7.2.   Yves DeLeseleuc   (†2019 : 79 ans)  *

Y. DeLeseleuc est cité par les musiciens de notre localité comme ayant un talent naturel et cela sans connaître une note de musique.

Ce saxophoniste a joué pendant 60 ans  avec presque tous les musiciens johannais 

notamment : Michel Comeau, Jacques Lapalme, Réjean Benjamin, Gilles Béland, Serge Aubé,  Serge Surprenant, Ronald Thibodeau, etc.

À l'âge de 18 ans Yves s'était joint au groupe de Jean-Paul Picard comme percussionniste

(tel qu'on peut voir sur la photo à droite) et continuait au saxophone lorsque le groupe a adopté ces noms: Les Knight Rockers, Les Vibratones,  Au cours des dernières années, il faisait partie du groupe Boomerang Blues Band.

Il a enregistré - comme artiste en solo - un compact-disque de musique instrumentale intitulé ''Simply the king'' sur lequel on retrouve les 14 pièces suivantes:

On 19th Street,   Venus,   For the good time,   Fly me to the moon,   Que reste-t-il,   You'll never find,   Saving all my love,  All shook up  Barry White memories Breeze in,   Here comes the sun,   More  Just the way you are   et   Ebb tide.

Sur la photo, on voit S. Surprenant, André Clouâtre, Y. DeLeseleuc,                          Denis Perrault et J.-P. Picard

  • Les professionnels

8. The Del Tones / The Beau Marks     *

On connait tous l'électrisant hit Clap your hands qui en 1960 et en 1968 a réussi à placer le groupe The Beau Marks (Beaumarks) sur tous les palmarès du monde; Marc Denis de la station de radio CKGM (qui semble bien les connaître) affirme : (The Beau Marks)  le premier groupe rock québécois international.

On trouve sur internet ce qui suit: ''Les Beau Marks, une formation originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.''

Consultez ce lien internet    [  http://www.marcdenis.com/ckgm-beaumarks.html  ]

Un autre site affirme: ...''avril 1959, les Del Tones de Saint-Jean sont le premier groupe d’adolescents à s’imposer; devenus les Beau-Marks, les jeunes hommes connaîtront le succès avec l’enregistrement de Clap your hands.''  Consultez ce lien internet  [ http://chsth.com/culture/chanson/intro_yeye.html  ]

The Del Tones (Joey Frechette, Ray Hutchinson, Mike Robitaille et Gilles Tailleur) ont eu du succès sous ce nom en 1959 avec un 45rpm proposant Rockin' Blues b/w Moonlight Party [Quality 1881]. 

 

Un témoignage laisse certaines de ces affirmations incertaines, selon Jean-Paul Picard (leader de ''Les Vibratones''): ''quand The Beau Marks ont joué à St-Jean .....J'y étais et ça se passait à l'Hôtel Windsor coin Richelieu et St-Georges..... The Beau Marks n'étaient pas de Saint-Jean-sur-Richelieu. Avant St-Jean, The Beau Marks  avaient joué au "Riverview" de Bedford.''

9. Normand Busque / Normand Valin (†2019 : 81 ans)    *

Il y a un artiste de Saint-Jean nommé Normand Busque qui sous le nom de Normand Valin a publié un 45 tours sur étiquette Apex [9-13185]:   Monique b/w C'est peut-être ça l'amour.

La pièce Monique  a été incluse en 1961 en mode compilation  sur le 33 tours appelé Parade d'étoiles [ALF-1528]. 

Cliquez à droite pour écouter la pièce Monique                                   interprétée par Normand Valin   

Monique - Normand Valin
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Cliquez à droite pour écouter la pièce   La vie est douce   interprétée par Normand Busque           

La vie est douce - Normand Busque
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Ce jeune auteur-compositeur-interprète alors âgé de vingt ans avait publié en 1958 un disque 45 tours sous son nom Normand Busque : La vie est douce b/w Toi, le ciel    aussi sur étiquette Apex [9-13111].

La pièce La vie est douce a été publiée en mode compilation sur le 33 tours appelé Les succès du jour, volume 2 sur étiquette Apex [ALF-1511].

Au cours des années '60, Normand a été le pianiste de ''Les Merry Makers'': le groupe du trompettiste Maurice Bernard.

10. Fernand Barrière     *

Il était un chanteur avec une influence américaine certaine. Il avait débuté sa carrière à la fin des années 1950 sous le pseudonyme Dean Cooper, chantant du Rock & Roll. Deux disques 45 tours ont été publiés en 1964 avec la collaboration de l'arrangeur Georges Tremblay sur étiquette Fonorama, le premier Tiddley Wink   b/w   Sur ma moto  [MU 520] et  le deuxième  Suspecion  b/w  C'est mon plus grand amour  [MU 522]: deux versions de succès américains Suspicion et My true Carrie Love. Il a fait un troisième disque l'année suivante sur étiquette Découverte [7002]: Les filles  b/w  Que tu as changé.

Pour écouter toutes les chansons de Fernand Barrière et lire des détails de sa carrière :        pour en savoir plus,     cliquez à droite→ 

Pour écouter la pièce   Les filles  interprétée par Fernand Barrière  cliquez à droite→ 

Les filles - BARRIÈRE, Fernand
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11. Fabulous Kernels / Les Kernels     *

Autour des années '64/'65, on avait la chance de voir le groupe Fabulous Kernels se produire à la Cité des jeunes (La Palestre de Saint-Jean). À  l'avant-scène de ce quintette il y avait un petit musicien qui apparaissait trop jeune pour être sur la scène, tout du moins il semblait plus jeune que mes amis et moi. En effet, ce jeune prodigue de la musique s’exécutait à la basse, tout en chantant, et au saxophone la fois suivante qu’on le revit et ensuite à l’orgue. Les Kernels renommés Les Gants Blancs ont publié six disques 45 tours entre 1964 et 1969 (un septième disque 45rpm fut publié et crédité à Geralldo: mais essentiellement enregistré avec les membres de ''Les Gants Blancs.)''  Ils ont ensuite changé de musiciens et se sont présentés sous le nom de L'Opéra pop d'Offenbach puis ont été extrêmement populaires avec le nom Offenbach. Je n’ai rien à vous apprendre de Gérald Boulet qui s'était relocalisé à Montréal pour poursuivre une carrière sans égale, sauf ceci; (je sais à qui il a vendu l'orgue Vox Continental qu'il a portée sur ses épaules entre les États-Unis et le Canada).

sur la photo on voit: Denis Boulet, Fernand Hébert,  Bernard Lamoureux et Gérald Boulet                                                                                                                               

pour consulter la page The Twistin' Vampires / Fabulous Kernels    cliquez à droite→ 

12. Geralldo     *

Le producteur, Tony Roman, qui venait tout juste de créer sa propre étiquette, Canusa, fit entrer en studio Les Gants Blancs pour une session d'enregistrements. Mercredi 1 Février 1967,  étaient présents ce jour-là des musiciens de studio, et aussi T. Roman qui allait faire des back vocals sur les deux enregistrements. C'est aussi pendant cette session que Gérald a pu utiliser l'orgue Hammond B-3  pour la première fois. Le pressage se fit aux environs de 8,000 copies, puisque le disque serait présenté officiellement à l'émission Jeunesse d'aujourd'hui.        Comme convenu, les Gants Blancs se rendirent au studio de Télé-Métropole pour la présentation de l'émission. Quelle fut leur surprise d'apprendre que seul, Gérald serait sur scène ce soir-là.

Le disque 45rpm était présenté sous le nom de Geralldo et les pièces enregistrées sont Ne mentons pas b/w Ma fille [C-314].

Pour écouter la pièce Ne mentons pas interprétée par Gerald Boulet aka                            Geralldo, cliquez à droite→ 

Ne mentons pas - Geralldo
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13. Gilles Rivard     *

Le chanteur Gilles Rivard, ex-Les Avantis a collaboré à des textes pour l'album 33 tours du groupe Offenbach Soap Opera en 1972 en plus d'entreprendre sa propre carrière. Il a publié six disques 33 tours entre 1975 et 1985. La liste des musiciens, qui ont collaboré à son premier disque 33 tours - paru en 1975 - intitulé Impulsions, est plutôt étonnante. Elle inclut les musiciens du groupe Cream and Sugar: Michel Comeau et André Poulin, les bassistes Harvey Brooks (qui a enregistré avec Bob Dylan) et Dave Holland (compositeur de jazz) ainsi que John Sebastian (le leader de ''The Lovin' Spoonful''), Judy Richards au choeur, Karl Desforges (clavier, guitare, flûte), Richard Bell (pianiste de Janis Joplin and her Full Till Boogie Band). Pour son deuxième album - paru en 1977 - intitulé La tête en fête, il est accompagné par un trio composé de Sylvain Coutu, Yoland Houle et Daniel Barbe. Gilles Valiquette s'occupe de la production et Pierre Légaré (ex-Blanc Deuil) est auteur de la moitié des textes sur l'album. Le troisième album (Quelle belle vie) paru en 1978, aussi produit par G. Valiquette allait faire connaître G. Rivard pour de bon avec son plus grand succès Quelle belle vie. Un livre intitulé Les cent plus belles chansons du Québec (ISBN: 9782762129304)  classe (pour les textes) la pièce Quelle belle vie au rang des 100 plus belles chansons québécoises. Une anthologie préparée par Bruno Roy illustrée d'oeuvres de Diane Dufresne qui liste G. Rivard au côté de Félix Leclerc, Luc Plamondon etc.

14. Mike Wattie     *

Mike Wattie - un bassiste et sonorisateur johannais - a joué avec le bluesman Steve Rowe et apparaît sur le disque Driving the blues away, l'harmoniciste Jim Zeller apparaît aussi sur le disque. M. Wattie a cotoyé plein de musiciens de Saint-Jean: le chanteur Vaughan Grouse, le batteur Bernie Deguire, le guitariste Mark Leblanc, il a joué dans le groupe Mardi Jazz avec le guitariste Michael Gauthier, joué avec le chanteur Michel Comeau, le guitariste Gaétan Essiambre et le batteur André Poulin dans Cream and Sugar, et avec Marc Delage et Mario Mongeau dans le groupe Magwitch. On rencontre M. Wattie aussi derrière les consoles de son partout et au Festival International de Jazz de Montréal. Jim Zeller n'est pas étranger à Saint-Jean-sur-Richelieu, il y donne des concerts annuellement; on l'a même vu ''jammer'' avec le groupe Les Zombres en 1998 au Centre Marguerite-Bourgeoys. On a un document audio-visuel de cet événement.

Le groupe Magwitch (1970); photo;  

M. Mongeau, Mike Wattie, Bruno Fortin, et M. Delage

15. Incubus     *

Le groupe Incubus s'était relocalisé en 1970 sur la rue de La Gauchetière à Montréal. Il se présentait  à la Galerie Café sur la rue Saint-Paul (lieu où se produisit le groupe Higgan's Hill de Nick Saraceno: l'ex-The Haunted) et les autres endroits du Vieux-Montréal comme Chez Dieu (lieu rendu célèbre par notre Plume national dans son disque Triniterre en 1971) et à la Place des Nations et à l'Autostade. Ce groupe johannais portait le flambeau de la musique ''prog'' au Québec. Le document musical Bootleg est le témoin d’un concert donné, le 10 décembre 1972 à la Centrale Catholique, par le batteur Léo England, le claviériste Michel Phaneuf et Marc Delage. Les gars voulaient vivre cette vie-là et l'aventure en a fait partie. En 1973 le guitariste-bassiste Pierre Poulet était invité à se joindre et en 1974 ils se sont envolés pour enregistrer de leurs pièces personnelles au château d'Hérouville, France:  quatre ont été incluses sur le compact- disque du groupe ExCubus  intitulé Mémoires Incubussiennes paru en 2008.  [UBAC-02/ProgQuébecMPM31 @ www.progquebec.com].  La conception graphique est de Luc Normandin et Charles Landriault.                                      

Incubus 1970

Ici, faisons le point sur Incubus - P. Poulet et M. Delage se reléguaient à la guitare et à la basse pour remplacer le guitariste André Deguire qui avait quitté circa 1972. Ce groupe fut fondé en 1970 par les musiciens du groupe Age (Robert Rheault, Luc Giroux, André Deguire, Léo England).

16. Mack     *                                                                      

Deux ex-Incubus André Deguire - qui avait enregistré un 45 tours (en 1968) avec Le Pouvoir des Fleurs - et le bassiste Luc Giroux ont formé le groupe Mack en 1973 et ont publié un disque 33rpm enregistré à Montréal au Studio Tempo, intitulé Rock & Becs  [ZOX-6021 Zodiac]. Billy Szawlowski agit au son et au mixage. Le batteur est Nicky Catalano (le réputé disquaire collectionneur: Beatnick).

Dans la capsule ''importation'',  la scène musicale johannaise a réalisé de très belles acquisitions:  artistes venus de l'extérieur de la ville: séjourner et/ou élire domicile  -  entres autres le guitariste Mario Hébert, Michael Gauthier, Gaétan Essiambre, et deux artistes américains: Billy Pajonas et Billy Martin.

17. A.C. Apple     *

Dans le lot des vedettes venues des États-Unis, on a eu la chance d'entendre et de voir le groupe nord-américain A.C. Apple  dont faisaient partie deux ex-The Twiliters: Bill Kennedy et William (Billy) Pajonas.

Le groupe A.C. Apple (originalement AC Apple Medicine Show), qui a existé jusqu'en 1971, a été créé en 1967 par Kennedy et Pajonas complété avec John Champagne à la guitare et David Curtin à la batterie. Billy P. a confié qu'il fréquentait la ville de Saint-Jean bien avant de venir y jouer et s'y établir: son père et lui venaient de Plattsburgh pour jouer au baseball. Après la rupture de A.C. Apple, Billy Pajonas s'est joint au groupe Como's Company du chanteur-bassiste Michel Comeau et du trompettiste Denis Comeau.

18. The Rubens     *

On a vu et entendu Michel Comeau  avec un groupe professionnel au cours des années '60, ce groupe a compté dans ses rangs les saxophonistes Joe Brazil et Johnny Scott; alors fondé au début des années '60, les membres sont M. Comeau (basse), Don Warmack (guitare), Thomas Chatman (voix, saxophone) et Gilles Béland (batterie). Les trois derniers faisaient partie de l'orchestre de Billy Martin.     

Après The Rubens, T. Chatman et D. Warmack poursuivirent leur carrière avec le nom Toma-Cina et ses Aventuriers, un groupe qui a publié un disque 33 tours et en 1967 un ''single en français''  45 tours intitulé Terre des hommes.           

Cliquez à droite pour consulter la page The Rubens

19. Billy Martin Orchestra     *

Le trompettiste Billy Martin est originaire de Harlem, New York, (une autre source indique: originaire de Rochester, N-Y). B. Martin signe ses premiers engagements avec son orchestre au Québec et en Ontario, en 1956. B. Martin et ses musiciens iront même s’installer à Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean, pendant un an.

En 1957-58, le groupe est engagé dans les hôtels des secteurs d’Asbestos, Sherbrooke, et Cowansville. Parmi ces musiciens, on reconnait sur la photo (à droite) Don Warmack, Gilles Béland (originaire de Drummonville), Billy Martin lui-même, Johnny Scott (saxophone), Thomas Chatman à l'extrême droite. 

(Le texte (ci-haut), l'image et la chanson sont tirés en majeure partie du site: (VENTE DE GARAGE, LE BLOGUE 45 tours cultes et occultes du Qc, par Félix B. Desfossés).  Mashed Potato Time a été enregistré par et est une conception de Robert (Bob) Ostiguy: DJ et bassiste de ''Les Vibratones...''               

                    cliquez à droite pour écouter

                        Mashed Potato Time

        interprétée par Billy Martin Orchestra

                une pièce chantée par Thomas Chatman

Mashed Potato Time - Billy Martin and his Orchestra
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Mais aussi avant: à l’ère du rock’n’roll, des groupes des États-Unis venaient se produire au Québec et apportaient beaucoup aux scènes jazz de Montréal. 

Le paragraphe qui suit tout de suite après provient en majeure partie de la page intitulée Les débuts du RnB, du Soul et du Funk montréalais qu'on retrouve au lien suivant:    https://www.arcmtl.org/soundark/les-debuts-du-rnb-du-soul-et-du-funk-montrealais/

Dans les années '60, la musique rhythm and blues (R&B) et Soul avaient acquis une popularité assez grande auprès du jeune public blanc pour permettre une ascension rapide à de nombreux groupes. À Montréal des endroits comme:  the Apollo, the Black Orchid, the Esquire Show bar, the Soul Heaven, the Snoopy's et the Uptown étaient devenus les salles de concert principales pour des groupes tels que Billy Martin and his Orchestra, Trevor Payne & The Soul Brothers (rebaptisé en 1968 Le Triangle (Le Triangle - sans Trevor - deviendra Mashmakhan en 1969), le groupe blanc The PersuadersPierre Perpall, etc.

Et certains dont Billy Martin et surtout Thomas Chatman et John Scott (tous deux du Billy Martin Orchestra) commençaient à prolonger leurs séjours et même à déménager au Québec (et à Saint-Jean-sur-Richelieu) pour la nature accueillante et une situation raciale plus détendue. Le leader Billy Martin est né dans l'état de New-York, et est arrivé à Montréal en '60 pour étendre sa carrière professionnelle. Le trompettiste était le leader d’un des groupes noirs les plus en vogue de la métropole à travers les années '60, qui a réalisé plus d’une douzaine d’albums pour London Records, en plus de plusieurs autres pour Trans-World et Onion Records (aux États-Unis). Comme la majorité des groupes R&B, ils faisaient des tournées du haut jusqu’en bas de la Côte-Est. Ils ont joué en tant que quintette toujours formé de  Thomas Chatman  (orgue, saxophone), John Scott (saxophone), et Gilles Béland (batterie).

20. John (Johnny) Scott (1937-2010)     *

Born: John Kerningham Sidney Scott

Le musicien  Johnny Scott est un saxophoniste de qui on n'entend dire que du bien. Il a fait partie du Billy Martin Orchestra puis du groupe The Rubens au cours des années '60. Ces deux groupes circulaient au Québec et The Rubens avaient établi leur base à Saint-Jean-sur-Richelieu. Des liens professionnels et d'amitié existaient avec un bon nombre de johannais dont les chanteurs Denis et Michel Comeau, Jean-Paul Picard, etc. Ce dernier se souvient d'avoir organisé un ''jam session'' dans notre municipalité avec des stars comme Roger Walls et J. Scott au milieu des années 2000. Avec M. Comeau,

J. Scott a fait partie de ''The Rubens'' et encore ces deux musiciens se rencontraient en date du 17 septembre 2006 pour ''jammer'': une belle photo de leur rencontre est présentée à la section ACCUEIL (de ce site internet). D. Comeau - un saxophoniste et trompettiste qui l'a cotoyé - relate que J. Scott était un saxophoniste à faire pâlir les autres. Il montait sur la scène de l'Esquire Show Bar, il disposait le micro à quelques pieds de lui, il encensait la place de sa virtuosité. Même les musiciens sur place accompagnant les vedettes de calibre international ne voulaient plus s'afficher après son passage. Comme ses compères de l'hôtel Fontaine Bleue le disent, Johnny pratiquait comme un débutant: de longues heures à chaque jour. Il disparaissait tout de suite après les repas et s'isolait avec son instrument. Un disque intitulé The Mellow Sax of John Scott and the Billy Martin Orchestra (publié en 1963) [London Records EB. 66] saura convaincre tout audiophile de la délicatesse et du talent de ce musicien qu'on a connu à Saint-Jean alors âgé de 25 ans. Un autre disque intitulé Contrasts - enregistré en 1990 [étiquette JazzCo, J.R.C. 102-4] - nous a été légué, il s'agit d'une collaboration de J. Scott avec le pianiste montréalais Geoffrey (Geoff) Lapp. Leurs collaborations sur disque sont reflétées sur plus d'une décennie: entre 1990 et 2003. D'autres collaborations de J. Scott se retrouvent sur les disques suivant: Biddle's Presents From Now On Johnny Scott Geoffrey Lapp publié en 1986 et une pièce intitulée Never let me go du disque Time and Again with the Josh Rager sextet publié en 2008.

Originaire de Buffalo, N.-Y. J. Scott a passé une bonne partie de sa vie au Québec: comme 47 de

ses 72 ans, il est décédé à Saint-Jean-sur-Richelieu.

21. Les Nobels     *

Les Nobels - un groupe qui a fait connaître Denis Comeau (chant, trompette) - ont gravé en 1966, un 45 tours avec le producteur Denis S. Pantis:

Hanky Panky   b/w  Les oignons verts, sur l'étiquette Télédisc [TD 31].

Sur la photo (à droite) on voit Yvon Richer, D. Comeau, Normand Bessette et André Grandbois.

Notez que la chanson Hanky Panky  a dernièrement été publiée dans la collection (de chansons rares des groupes des années 60) appelée Les Introuvables, volume  19.

                 cliquez à droite pour écouter la pièce Hanky Panky  

Hanky Panky - Les Nobels
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22. The Jades     * 

The Jades lançaient en 1968 ce disque: Moi je t'aime bien comme  ça  b/w  Je n'ai que toi  sur étiquette Première [PR 902].  La première chanson est une version de Light my Fire du groupe californien The Doors. Le disque a été produit par l'équipe de Jean Beaulne, ex-Les Baronets.

Ce disque 45 tours n'était leur première parution, aussi tôt qu'en 1964, ils avaient publié un disque sur étiquette Capri: Chicken Fried Rice b/w From the very first time  [C-952].

Sur la photo (à droite) on voit John Ranger, Don Carpentier, Rene Hamelin et Bill Ledster.

 

The Jades sont originaires de la ville de North Bay et puisqu'ils ont évolué au Québec, on a pensé qu'ils étaient de Montréal. Le groupe a débuté sous le nom de ''The Flaming Stars'' au début des années '60 avec le chanteur Kenny Roy (ex-Kenny and the Be-Bops).

 

The Jades ont joué pendant neuf ans aux quatre coins du Québec et de l’Ontario. Ils se sont présentés dans des lieux aussi prestigieux que le Esquire Show Bar à Montréal.

Johnny Ranger jouait l'orgue, Don Carpentier jouait la batterie, René Hamelin était le guitariste et Billy Ledster était chanteur et bassiste. Ils ont aussi compté dans les rangs Ray Boucher et les batteurs Jean Foisy-Marquis et Claude Roy.

23. Sound Syndicate     * 

Le groupe Illustration publie dans son site internet de très bonnes informations au sujet de ses enregistrements  [www.maquiavelito.com/Music.htm].

 

Outre les pièces de leur unique album intitulé Illustration, on propose d'écouter les démos enregistrés en 1968 à l'hôtel Fontaine Bleue à Saint-Jean-sur-Richelieu alors qu'il fonctionnait sous le nom The Sound Syndicate: fusion de ''The Jades'' (Billy Ledster, Johnny Ranger)  et ''The Phoenix of Ayre’s Cliff'' (Richard Terry, Norm Burgess).

 

Quoique les musiciens soient originaires d'autres villes que Saint-Jean-sur-Richelieu, on affirme - dans ce site - que ces musiciens ont formé The Sound Syndicate à l'hôtel Fontaine Bleue.   The Sound Syndicate deviendra Illustration.          

Cliquez pour écouter le groupe en 1968 interpréter Les bicyclettes de Belsize  en direct de l'hôtel Fontaine Bleue Enregistrement par Bob Ostiguy, DJ

et bassiste de ''Les Vibratones''

Cliquez pour écouter Les Bicyclettes de Belsize

Les bicyclettes de Belsize - Sound Syndicate
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24. Illustration     * 

The Jades n'existaient plus, les quatre musiciens s'étaient séparés Billy Ledster et Johnny Ranger avaient formé The Sound Syndicate à l'hôtel Fontaine Bleue   (mais Don Carpentier et Rene Hamelin n'ont pas fait partie de ce nouveau groupe).  The Sound Syndicate s'était transformé en Illustration qui a laissé un disque 33 Tours avant de disparaître: album intitulé Illustration, paru en 1970 [Janus JLS 3010].

Relocalisé à Montréal, en 1971 Illustration a composé et enregistré cinq pièces – pour lesquelles le groupe n'a jamais été crédité – pour le film Après ski. Les pièces sont Le doux renard, Le grand MarcL'âme de feu, La course endiablée et Les yeux brûlants sur disque [Trans Canada TSF1434]. 

Illustration en spectacle à l'hôtel Fontaine Bleue

25. Man Made     *

Man Made était un groupe plus petit qu’Illustration et avait un tout nouveau son et a obtenu un certain succès commercial. Le groupe rencontrait Gilles Talbot et le producteur André Perry et en 1972 enregistrait un album. Après l'aventure Illustration, le groupe s'est transformé et a changé le nom pour Man Made, ces musiciens (Richard Terry, Claude Roy, Johnny Ranger, Billy Ledster, Michel Comeau, Roger Walls, et en plus Denis Comeau, P.J. Lauzon, Glenn Higgins, Richard Provencial, Jerry Mercer (de April Wine, et ex-Mashmakhan) gravent seize pièces dont six forment le 33rpm éponyme intitulé Man Made produit par André Perry [Good noise GN 1001].

Les johannais – Michel et Denis Comeau – ont participé à l'enregistrement du disque : Michel pour sa voix sur la pièce Man Made (la voix qu'on entend en premier; celle de Ledster suit après), en solo sur la pièce Feel et sur une autre pièce et Denis pour le son de flûte traversière et ''back vocal.''

J. Ranger a confirmé que d'autres musiciens en ont fait partie: Gilles Béland, Rejean Benjamin, Bob Baines, Gerry Bribosia, Garry Beattie et Alain Béland.

                La chanson et vidéo proviennent de YouTube: publiées par John Ranger

Cliquez à droite pour écouter la pièce Man Made  interprétée par le groupe Man Made

  • La scène hybride

Il y a des artistes qui peuvent être classés dans une catégorie à part c'est bien les frères Michel et Denis Comeau. Ces deux musiciens se sont promenés aisément entre des groupes de musiciens locaux et de musiciens étrangers qui affectionnaient notre ville. Il y a aussi deux groupes 

''pas 100% johannais'': Les Différents et Les Distingués. Et les frères Réal et Réjean Fortin ont élargi cette catégorie.

26. Denis et Michel Comeau     *

À un moment de sa carrière, le chanteur Denis Comeau a réalisé des projets musicaux en compagnie de son frère Michel dont la formation et la continuation du groupe  Como's Company (avant et après le projet Man Made); et Denis et Michel ont participé à l'enregistrement du disque du groupe Man Made et apparaissent en spectacle avec Man Made, notamment celui à la Cathédrale de Saint-Jean.

Sur la photo de Man Made (à droite) les frères Comeau se trouvent au centre (Michel abaissé et Denis à la gauche de Michel).

Cliquez à droite pour consulter la page Michel et Denis Comeau

27. Michel Comeau / Michel Como     *

Michel Comeau a eu une carrière non seulement en musique  mais aussi au cinéma et au théâtre. Il chante en plus pour des publicités et plusieurs films, dont des films d'animation de Walt Disney.  

Il a aussi dirigé des ensembles à partir de 1966 jusqu'à 1974 (Michel Como + 2Michel Como et les DubonnetsComo's Company).

Michel Comeau a eu une carrière comme artiste solo sous le nom Michel Como pour avoir enregistré plusieurs 45 tours entre 1966 et 1967. Au cours de cette période, il a lancé cinq disques: 

J'ai pleuré  b/w  Reviens Sophie (le strip) sur étiquette Tournesol [TL-63]

Ca tourne et tourne  b/w  Viens dans mes bras         ''        Tournesol [TL-80]

Aux enfers   b/w  Prisonnier de toi  [CR 7],                    ''         Carousel

Montréal la nuit   b/w  Les nuits de Montréal [CR 12]             ''

L'habit ne fait jamais le moine  b/w Quitte l'autre pour moi [CR 18] étiquette Carousel.

En 1981, M. Como lançait un autre 45 tours sur étiquette Paroles et Musiques [PEM-019] Bleu, blanc, rouge  b/w Red, white, blue

Cliquez à droite pour visiter la page ''Denis et Michel Comeau'' 

28. Les Différents     *

Les Différents - de Chambly, Qc - ont sorti leur microsillon 33rpm avec le chanteur johannais Johnny Whitton en 1967 : 12 compositions propres sur [Disque Monde 65006]. J. Whitton est né le 10 octobre 1949 à Saint-Jean. Il compose beaucoup de paroles pour les compositions du groupe. Il joue aussi de la guitare et de la batterie. Les autres membres sont Jean-Claude Durand (basse), Claude Lamontagne (batterie) et les guitaristes Jimmy Moreau et Richard Trottier.  

 

  Sur la photo à droite, J. Whitton se trouve à l'extrème droite tout en haut

29. Les Distingués     *

Le groupe de Napierville Les Distingués - qu'on a vu jouer dans la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu et les environs: à Iberville, Saint-Grégoire,  Saint-Blaise - a entretenu des liens avec les musiciens johannais. Le groupe était formé (photo à droite) de Roger Giroux (guitare solo), Normand McNeil (chanteur), Richard 

Bibeau (batterie) et Réal Foucault. R. Foucault jouait une guitare Fender Stratocaster avec un arrangement de cordes pour reproduire le son de basse avec les deux grosses et le son de guitare avec les quatre petites cordes. Plus tard Les Distingués ont engagé un cinquième musicien pour l'unique rôle de bassiste dont, la présence de Jean Brassard et de Réal Fortin (ex-Les Musi-Q-Airs et ex-Les Snobs). En 1966 le groupe est arrivé le premier dans un concours de musiciens à Granby, Les Pastels de Saint-Jean s'étaient mérités la deuxième place. Avec le groupe de Gérald Boulet, Les Distingués remplissaient la salle Do-ré-mi  à tous les samedis soirs. Les Distingués avaient leur propre fan-club et ils ont eu l'honneur de jouer sur la même scène que le groupe César et les Romains. Après la rupture de ''Les Distingués''  R. Foucault formait le groupe Workshop avec les frères Mark et Steve Leblanc et le batteur Rainer Schwartz.  

Le nom Les Distingués est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops  pour toute la vie''.   

Cliquez à droite→ 

La chanson  A well respected man

interprétée par Les Distingués               cliquez ici

                         ajouté  le 16 jan.2019                                                                                                         (cliquez ci-bas pour écouter la pièce J'ai des frissons) 

30. Réal et Réjean Fortin  *

Réal Fortin partage ce qui suit:

Certains trouvaient difficile à retenir

notre nom de groupe. Il m’est venu

l’idée de ce nom qui ne correspondait

pas du tout à notre répertoire très rock.

Je me suis dit que le contraste produirait de l’effet. Dès mon retour à Saint-Jean,

je suis allé voir le notaire McNulty pour enregistrer ce nom qui, officiellement, était « La Société des Snobs ».

J’ai appris que CHLT-Tv organisait un grand concours d’orchestres pour confier au gagnant une émission hebdomadaire. J'y ai inscrit le groupe Les Snobs.

Contrairement aux autres orchestres dans la compétition, Louis Jacques, le bassiste et moi faisions de l’animation dans certaines chansons. Je déposais ma guitare et dansait tout en chantant; c’est alors qu’André a un problème avec son ampli et, plutôt que de prendre mon équipement, il sort un tournevis et tente de réparer son ampli. On se doutait qu’on ne gagnerait pas le concours.  À ma grande surprise, deux jours plus tard, Marcel Martel m’appelle et me dit qu’il voulait des musiciens ''showmen'' comme nous pour sa tournée.

 

Lorsque j’ai  su que la  compagnie de disque Élysée était intéressée à entendre mon groupe qui venait de se dissoudre à la suite de la tournée de Marcel Martel, je l’ai réorganisé avec Réjean Fortin (mon frère), Ronald Thibodeau et Fernand Messier. Presqu’au même moment, Serge Aubé, m’a appelé pour me dire qu’il était disponible. Serge a donc remplacé Ronald. Serge avait l’avantage de chanter et on trouvait qu’un piano nous donnait un son différent de tous les autres groupes. Évidemment, ce nouveau groupe avait été créé pour rencontrer les dirigeants d’Élysée. J'avais composé plusieurs chansons et Les Snobs ont choisi d'enregistrer  J'ai des frissons b/w Jamais, jamais. Nous avons joué un peu partout par la suite.

 

Réjean F. a quitté Les Snobs en juin 1966. Peu après, il a joué un certain temps avec Serge Blouin, un musicien de jazz et père de Johanne, et avec plusieurs musiciens montréalais. Par la suite, jusqu’en 1969, il est entré en contact avec Maurice Bélanger (ex-César et ses Romains) qui avait une agence pour musiciens. C’est par ce moyen qu’il a accompagné Michèle Richard (environ 4 mois) et Jenny Rock (environ 5 mois). À un certain moment, il a même joué avec Michel Comeau en province.

 

Plusieurs batteurs johannais dont mon frère Réjean, Paul Choquette  ont été formés par Gilles Béland. On les reconnaissait à leur style raffiné. G. Béland a eu une très grande influence : il était un musicien de haut calibre qui lisait la musique et avait eu une formation méthodique. Mon frère Réjean est devenu l’un des très bons batteurs de Saint-Jean. Le rêve de mon frère était de jouer avec des musiciens Noirs ce qui s’est réalisé. C’était avec Thomas Chatman et son groupe Toma Cina et ses Aventuriers. Malheureusement c’est à cette époque que Thomas s’est noyé et cela a mis fin au groupe. Thomas conduisait son auto avec son jeune fils à ses côtés lorsqu’il a perdu le contrôle. Le véhicule s’est retrouvé dans une rivière. Thomas a réussi à s’en sortir mais, ne voyant pas son fils, il a replongé pour aller le sauver. Tous les deux sont morts noyés.

 

Après la dissolution de César et ses Romains, mon frère a rencontré le guitariste de ce groupe Daniel Lachance qui habitait à Napierville et a demandé de me joindre à eux. À mon avis, Daniel était l’un des meilleurs guitaristes québécois dans le genre musique populaire. Il était toujours de bonne humeur et savait soulever les foules avec ses solos remarquables. Fallait voir l’éblouissement des patrons de clubs ou des spectateurs lorsqu’il commençait à improviser. C’était vers 1969. Je jouais alors de la basse et chantais, nous formions un trio. Je pense qu’on disait le groupe des Fortin. Nous avons joué plusieurs mois ensemble et (pour quelque raison...) le groupe s’est dissipé. Notre répertoire était composé de pièces de Santana, Chicago et des vieux Rock ‘n’ Roll. Nous avons joué à la cabane à sucre de Saint-Valentin, à Sherrington, à Saint-Hilaire, à Farnham et surtout à l’hôtel du Parc.

 

On a souvent oublié de parler de ce dernier endroit parce qu’il  se situait en retrait sur la rue de  Salaberry en face du parc Marchand; on y présentait surtout  des groupes ''western'' et rarement des  spectacles à la mode. De très bons musiciens ''western'' de Saint-Jean se sont succédés à cet hôtel. Selon les vendeurs de bière, c’est là où il se vendait le plus de bières.

J'ai des frissons - Les Snobs
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  • Les musiciens actifs

Je me doute bien que tous n'exerçaient pas leur carrière à titre de ''professionnels.''

Les musiciens actifs - ils sont des musiciennes / musiciens qui méritent d'être cités pour ce qu'ils ont fait dans l'histoire de la musique de Saint-Jean / Saint-Jean-d'Iberville / Saint-jean-sur-Richelieu.  

                                                                                               Et la liste est longue !                                          

31. Les Vibratones     *

Les Vibratones qui ont sorti un 45rpm sur étiquette Variétés en 1962, en ont vu de l'histoire. Avant 1960 alors nommés Les Knight Rockers, le groupe jouait à hôtel Gallagher, à Phillipsburgh. Samedi pm les gars ont décidé d'aller voir le groupe de Billy Martin qui jouait au Château Blanc à la Baie Missisquoi. Tout le monde voulait les voir. Billy Martin et ses musiciens étaient arrivés comme un éclair. Après quelques visites, Les Knight Rockers furent invités à jammer avec eux. Le samedi et dimanche pm étaient une occasion de se rencontrer et de faire des ''jam sessions'' entre musiciens de différents groupes. Tous se souviennent de Billy Martin Orchestra à l'hôtel Fontaine Bleue avec le saxophoniste John Scott. Billy Martin a vécu longtemps au Québec: ''il nous a enseigné notre Soul'' conclut Jean-Paul Picard. 

En 2018, on a vu apparaître un coffret de deux(2) CD intitulé L'héritage des Vibratones 1959-2014. Il s'agit de la première édition de 47 titres enregistrés entre 1959 et 2014 par 23 des 24 musiciens qui ont évolué avec l'un des groupes suivant: l'orchestre pas de nom, Les Knight Rockers, Les Vibratones, post-Vibratones et J P Picard Ballroom. Une production signée Bob Ostiguy : un concepteur d'enregistrements musicaux sans égal contribuant largement à présenter l'histoire  musicale de la ville de Saint-Jean. 

 

La photo à droite présente (rangée du haut: Jean Foisy-Marquis et Yves DeLeseleuc

rangée du bas:  Denis Perrault, Robert (Bob) Ostiguy et Jean-Paul Picard.

Cliquez à droite pour consulter la page Les Vibratones

32. Robert (Bob) Ostiguy     *

Le groupe Les Vibratones a compté dans ses rangs le bassiste Bob Ostiguy qui était aussi ''sonorisateur.''  C'est suite à son arrivée que le nom changeait de ''Les Knight Rockers'' pour Les Vibratones et le groupe adoptait un style plus commercial. Sonorisateur, oui il est de nos jours connu que Bob Ostiguy s'est permis de réaliser de nombreux enregistrements d'artistes qui se présentaient dans les salles de sa localité. La liste est longue, Bob a enregistré les groupes:  The Rubens, Billy Martin Orchestra, Sound Syndicate, aussi Les Vibratones.  À vrai dire Bob contribue énormément à présenter notre histoire musicale johannaise comme elle sonnait à l'époque. 

'L'auteur de la page web (VENTE DE GARAGE, LE BLOGUE 45 tours cultes et occultes du Qc, par Félix B. Desfossés)     mentionne dans son site  ce qui suit: ''Le DJ Robert (Bob) Ostiguy (le futur bassiste du groupe Les  Vibratones) avait l’excellente habitude d’enregistrer les groupes qui passaient dans le coin de Saint-Jean-sur-Richelieu au début des années '60. Il possède un rare et probablement unique enregistrement de ''The Rubens...''  C’était en 1963.... Pony Time

                                                                                        (cliquez ci-contre pour écouter la pièce Pony Time)

L'enregistreuse Phillips 1/4 de piste Stéréo a été utilisée pour enregistrer la chanson de Jean-Jacques Thidodeau   (voir photo à droite)

33. Jean-Jacques Thibodeau  (1936-2017)   *

Voici un des tout premiers enregistrements que Bob Ostiguy a réalisé en 1959 de son ami le chanteur guitariste Jean-Jacques Thibodeau                                 (cliquez ci-contre pour écouter la pièce There always  be another)

enregistreuse Phillips 1/4 de piste Stéréo

Pony Time - The Rubens
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There always be another - Jean-Jacques Thibodeau
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34. Les Novas     *

Le groupe Les Novas a publié un disque 33 rpm sur étiquette Rusticana en 1965 uniquement de leurs propres compositions. Deux de leurs musiciens avaient fait partie d'ensembles conduits par Jean-Paul Picard dont l'orchestre "pas de nom ":  le saxophoniste Philippe (Ben) Choquette et le guitariste Serge Surprenant. S. Surprenant avait laissé Les Knight Rochers pour accompagner le groupe Les Crooners. Les Novas ont participé

à une compilation de l'étiquette Rusticana. Ils interprètent six pièces des douze chansons de ce 33 rpm. La chanteuse Chantal Paris interprète deux chansons sur ce disque.

Cliquez à droite pour consulter la page Les Novas

35. Hommage aux Beatles     *

Le groupe Hommage aux Beatles a eu beaucoup de succès au Québec; et après avoir été encouragé par René Angélil  le groupe a publié en 1978 un disque 33 tours éponyme  sur

lequel Billy Pajonas joue en compagnie de ce groupe dont on se pose une question :

''Combien de spectacles Hommage aux Beatles a donnés..... ?'' 

Groupe fondé par Robert Rheault (guitare), Claude Phaneuf (guitare), John Christman (basse), Michel Beauchamp (batterie) et Réal Gaboriau (chant), et ayant accueilli des remplaçants Philippe Tribouloy (batterie), Michel Phaneuf (claviers), Mike Wattie (basse), André Gosselin (guitare). Ceux qui ont joué sur le disque : Billy Pajonas (guitare, claviers), M. Beauchamp, J. Christman, André Barrière (guitare), R. Gaboriau et Mathieu Coletta (guitare). Hommage aux Beatles a enregistré en spectacle seize reprises de chansons du groupe The Beatles.

Particularité: le disque vinyle est de couleur blanche.

Pajonas, Beauchamp, Christman, Barrière, Gaboriau, Coletta

36. Robert Rheault    *

Hommage aux Beatles, a été originalement fondé par C. Phaneuf, M. Beauchamp, J. Christman, R. Gaboriau et le guitariste Robert Rheault. Ce dernier  (un fan de ''The Beatles'') apportait un bagage acquis par ses mandats dans de nombreux groupe ''phare'' de la colonie artistique de Saint-Jean-sur-Richelieu. Voici un bref exposé de ce parcours (excluant Les Zombres):

Igor avec Marc Delage, Pierre Poulet, Michel Phaneuf, le bassiste Mike Wattie,  le claviériste André Delage; Polygone avec M. Delage, P. Poulet, M. Phaneuf, Claude 

Phaneuf, André Barrière, le batteur Luc Proulx; Mirador avec Billy Pajonas, M. Phaneuf, Léo England, le bassiste Alain Brault;  le groupe Di Ann avec le batteur Serge Raymond; Épilogue avec A. Brault, le pianiste Pierre-Armand Tremblay; Blanc Deuil en compagnie du chanteur-guitariste Pierre Légaré   (l'humoriste que l'on connait); Incubus avec M. Phaneuf, L. England, André Deguire, Luc Giroux; Age avec M. Phaneuf, L. England, A. Deguire, L. Giroux et le chanteur Alain Moreau.

Hommage aux Beatles en 1976: C. Phaneuf, R. Rheault, M. Beauchamp, J. Christman, R. Gaboriau

37. Blanc Deuil     *

Après Incubus, le guitariste Robert Rheault a formé le groupe Blanc Deuil  

avec le batteur Bruno Fortin, le bassiste Michel Pigeon, la claviériste Denise Lecavalier, le guitariste Louis Mercier et le chanteur Pierre Légaré. Blanc Deuil fut le premier groupe johannais – autre que Offenbach Pop Opera – à n'interpréter que son propre répertoire. Pour cette raison et l'existence d'un CD  le groupe est reconnu de nos jours. Le document audio intitulé L'Intégrale

est un opéra rock: onze pièces dont La vie palpitante d'Eugénie Smith (une pièce d'une durée de 29 min. 32 sec.).

De plus, une session en studio avait été complétée mais le producteur Guy Cloutier avait abandonné le projet. Le groupe accompagnait sur scène le chanteur Joel Denis et ce dernier avait tenté de conclure une entente mixte qui a mal tournée.... Quelqu'un aurait-il ces bandes sonores ? 

Michel Pigeon, Bruno Fortin, R. Rheault, Louise Lecavalier et P. Légaré

Combien d'autres groupes ont eu du succès en n'étant pas ''professionnels'': qu'ils aient voulu vivre cette vie-là ou pas du tout n'a pas d'importance, c'est une question de choix et de talent. Toutefois, un groupe qui veut laisser sa marque se doit d'avoir un véhicule qui traverse le temps sinon il y a des chances qu'il  sombre dans l'oubli. Pas nécessairement avoir enregistré et/ou publié des disques mais être reconnu pour un élément de visibilité; pour un comportement .... voire un scandale.

38. Les Musi-Q-Airs     *

Au cours de 1964-65, sur la scène du Centre Notre-Dame-Auxiliatrice, j'ai vu et entendu les musiciens qui allaient marquer notre histoire en publiant  un disque 45 tours dérangeant pour les textes et surtout pour son introduction controversée. À mon avis les controverses  autour de cette chanson - qui ont fait qu'elle a été 

remarquée - la rendaient unique pour l'époque: elle n'est pas passée inaperçue comme beaucoup de chansons des années '60 à cause de son contenu. En 1965, personne ne chantait à une fille: ''Je suis dubitatif ...''

On peut aujourd'hui entendre la musique de ''Les Musi-Q-Airs'' : un 45rpm enregistré en 1965 avec des chansons originales, on connaît J'ai peur de toi  qui a été incluse sur la collection French Garage '66.

(photo à droite: Louis Jacques,                        André Martel,                       Réal Fortin)

                                                   Denis Nolin,                          Serge Aubé,                    

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39. Les Chamaroks / Les Deux ''S'' / Donald Pascal     * 

Le pianiste-chanteur Serge Aubé faisait partie de ''Les Snobs'' juste avant de lancer un premier disque vinyle intitulé Marie-Jose   b/w   Les oiseaux de nuit  sous le nom de groupe Les Chamaroks[TWF-50 Trans-World]

 

Ça continue avec une autre parution sous le nom de Les Deux ''S''  un duo vocal formé de Serge et Serge (S. Aubé et S. Bédard): intitulé Le Telefon; le verso de ce disque vinyle: une pièce nommée Donne-moi ta bouche, est présentée par un artiste du nom de Donald Pascal (aka Serge Aubé) et toutes les deux pièces forment un 45 Tours portant le numéro [6051sur étiquette de disques Match.

40. Serge Aubé / Les Double - S     *

Est-ce que le duo vocal formé de Serge Aubé et Serge Bédard s'est déjà appelé Serge & Serge ou uniquement Les Deux ''S'' ?

Ni un ni l’autre. C’était Les Double - S.

 

S. Aubé poursuit: ''Pour votre info., j'ai trouvé ce disque par pure coïncidence dans un magasin Woolco et c'est là que j'ai appris mon nouveau nom de ....vedette !!!!

Parce que les gens ne savaient pas quel nom donner sur l'étiquette. On a dit sans y penser: Les Deux ''S''.

Comme ce n'était pas très bon pour la pub.: faire un disque vendu à la livre !!!! (enregistré) sur des bandes sonores achetées à petit prix !!! C'est pour ça aussi qu'ils m'ont donné un nom que je ne savais même pas....Donald Pascal.''

Moi et Serge Bédard avons enregistré qu`une seule fois pour Match…….à ma connaissance!.  Donne-moi ta bouche, (Gaston y a) le téléphon (qui sonne).  

Je me souviens de La Manic mais je ne l`ai jamais entendue. 

 

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Donne-moi ta bouche

Donne-moi ta bouche - Donald Pascal
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Marie-José

Marie-JoseChamaroks
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41. Les Snobs    *

Le nouveau groupe de Réal Fortin Les Snobs avait enregistré en 1966 un 45rpm aussi avec des originales J'ai des frissons b/w Jamais, jamais  [EY 107 sur Élysée]. À ma connaissance la pièce J'ai des frissons serait la première chanson québécoise à être qualifiée de ''garage soul.''

Sur la photo à droite, on voit Fernand Messier, Serge Aubé, Réal Fortin et Réjean Fortin.

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42. Le Pouvoir des Fleurs     *

Une chose étrange se passe avec la musique de ''Le Pouvoir des Fleurs'' qui a publié un 45rpm en 1968, on connaît le titre Va-t-en chez toi. Ce titre est devenu populaire au cours des dernières années après avoir été inclus dans la collection Rumble - Quebec Garage Beat 66-67.

(photo à droite: Jean-Marc La Haye, A. Deguire, Pierre Beauregard (haut), Fernand Pagé et René Labelle)

Reconnu oui mais sans toutefois bénéficier aux interprètes ni aux auteurs de la chanson. Le Pouvoir des Fleurs était un nouveau groupe formé par le multi-instrumentiste André Deguire et quatre membres du groupe Les Consuls.  

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43. Gérard Gauthier    *

Un disque 45rpm intitulé La St-Jean des Québécois [SJ-24-79] a été publié par l'auteur-compositeur guitariste Gérard Gauthier, enregistré avec la participation de Michel Phaneuf, Robert Rheault et Serge Raymond. G. Gauthier poursuivait une carrière de guitariste classique. La face B de ce disque contient trois pièces, elles sont 3ième valse / Gavotte / H. Villa des compositeurs A. Lauso / Chôro / Lobos.  

44. Dealer's Choice     *

Dealer's Choice groupe dirigé par Bob Landriault et Roger Leblanc a cessé ses activités après avoir enregistré ce disque ''live'' dans différents lieux dont lors de la soirée de la fête nationale dans la municipalité d'Iberville. Originalement formé de B. Landriault, chanteur (guitare, harmonica), R. Leblanc (guitare solo), et deux musiciens batteurs/percussionnistes: Daniel (Ti-Nel) Vaillancourt et Guy Dussault, Dealer's Choice fut complété au cours de l'été de l'année 1981 par un bassiste et un claviériste (respectivement Mario Mongeau et Billy Pajonas) qui ont tous deux participé aux enregistrements du CD intitulé The dealer's choice of summer '81. Un rock sudiste, des guitares  virevoltantes qui supportent une voix aussi belle que celle de Gregg Allman. 

La conception graphique est de Charles Landriault.

45. Tommélise     *

Le duo Tommélise a publié en mars 1980 le 45 tours Le monstre de Saint-Alexandre b/w Hortensia :

TL 1605 (une production de Daniel Barbe). En plus du multi-instrumentiste D. Barbe, le saxophoniste Guy Hébert (ex-Parachute) joue sur ce disque. Tom et Lise ont évolué, en plus, dans la création de bijoux, confection d'articles de cuir, la peinture, et présentaient des expositions qui regroupaient leurs multi-disciplines.

Lise Bissonnette, claviériste et Tom Howard (un joueur de ''rumba'': un instrument de percussion jamaïcain constitué d'un jeu de lames en métal, accordées), avaient fait partie du collectif La Troupe du 24 et du groupe Parachute entre 1976 et 1979. Ces deux groupes incluaient aussi Billy Pajonas, 

Serge Raymond, André Letendre, Normand (Tom) Mongeau, Alain Moreau et Mario Mongeau.

 

(photo à droite, Tom Howard et Lise Bissonnette)

46. Polygone     *

Le groupe Polygone, en 1981, lançait son 45rpm intitulé  Fenêtre atmosphérique b/w Dédoublement anarchique [POLY-01 (les éditions UBAC)]. Polygone un des rares groupes johannais qui a auto-produit un disque de leurs compositions. Ce disque fut enregistré par Michel et Claude Phaneuf, Marc Delage, Pierre Poulet guitariste et bassiste, André Barrière et le batteur Luc Proulx.

Le son du disque de Polygone correspond au courant musical de l'époque. Ce disque n'est pas très représentatif de la musique que jouait Polygone à l'époque.

(photo à droite, on voit P. Poulet, C. Phaneuf, M. Delage, L, Proulx et M. Phaneuf)

L'image est la propriété de Luc Proulx 

47. Michel Phaneuf     *

Le claviérsite Michel Phaneuf a lancé trois oeuvres en CD.

Le premier s'intitule Couchers de soleil sur un jardin d'ombre [UBAC-01 sur Les Éditions UBAC], y ont collaboré deux ex-Incubus: Marc Delage et Robert Rheault (le disque fut partiellement enregistré au studio de R. Rheault (le Studio du Parc).

Le disque suivant s'intitule Seul dans la nuit. Ce dernier a été conçu en 2012 au Studio ConcepSon: le studio de Jean-Luc Paradis. La conception graphique est de Luc Normandin.

Le troisième apparut en 2018, il s'intitule Suite Lunaire; il comprend 7 pièces non chantées créées sur le thème de la lune.

48. Jean Bélanger     *

Jean Bélanger est né en 1950 à Saint-Jean-sur-Richelieu. Issu d'une famille de musiciens, il fut naturellement porté à jouer avec les notes dès son plus jeune âge...sa vie est racontée dans cet album intime. Le pianiste Jean Bélanger a lancé une oeuvre en CD sous son nom intitulé ''Cent ans, sans temps.''  Ce compositeur est bien connu dans notre région. Il a fait partie du groupe Idem en compagnie du guitariste Laurent Thériault, du bassiste Jean-Luc Paradis, du chanteur batteur Yvon Leblanc. J. Bélanger est l'accordeur de piano le plus en vue sur la Rive-sud de Montréal.

Conception graphique: Nancy Fournier; photographie: Karl Boulanger. 

49. Les Zombres     * 

Un groupe qui n'avait pas eu la chance de produire un disque avant la dissolution en 1969 ni lors de sa reformation en 1984  ni au cours d'une reformation en 2001; il s'est repris en 2017 en publiant  un disque vinyle de 7''  de chansons enregistrées en 1984. La pochette montrant Les Zombres en concert est une conception graphique de Charles Landriault. Le 45rpm inclut deux reprises, une interprétation survoltée de la chanson de ''The Rolling Stones''  

Mother's little helper  et une pièce avec des profondes racines ''british invasion''  It's gonna be all right. Aussi lors de la reformation en 1984, Les Zombres ont enregistré un vidéo de leur performance à la Pointe aux cafés en date du 13 juin.  

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paragraphes  #50.   jusqu'à    #69.    à venir

  • Production musicale et enregistrement johannais

              ajouté  le  9 mars 2020 

70. Bobinason / Studio du Parc / Studio Nicko / Red Tube / ConcepSon   * 

Bien que de nombreux musiciens aient enregistré leurs oeuvres  dans des studios montréalais ou ailleurs dans la province - ou ailleurs dans le monde, comme au Studio Strawberry, Hérouville, France pour le groupe Incubus - certains ont eu la chance de le faire dans notre ville. Ils sont des johannais ou des musiciens de l'extérieur qui ont choisi nos ingénieurs et/ou nos studios pour réaliser leur rêve. Évidemment ces facilités, ont été offertes surtout depuis les années '80 et elles devinrent de plus en plus perfectionnées par la suite. Au cours des années '60, Le Pouvoir des Fleurs et Les Gants Blancs ont dû aller à Montréal, Les Musi-Q-Airs et Les Vibratones ont pu enregistrer dans les studios de notre radio locale CHRS. Au début des années '70, on a vu des johannais aller offrir des installations d'enregistrement à Montréal, en créant le Studio Bobinason qui occupait le deuxième étage d'un immeuble de la rue Saint-Gabriel, ils sont Alain Deland, Louis Mercier, Yves Godin, etc.

Tout a changé avec l'arrivée dans ce marché de studios de son gérés par des johannais: Robert Rheault (le Studio du Parc), le Studio Nicko,  le Studio Red Tube de Luc Boivin, Jean-Luc Paradis (Studio ConcepSon). 

              ajouté  le  9 mars 2020 

71. Drogue, Yolande  * 

Une musicienne de la région avoisinante qui a publié un disque ''vinyle'' de musique classique intitulé Yolande Drogue clavéciniste interprète  Johann Sebastian Bach. [MM-84]

 

Dans son article, du Journal Le Canada Français, paru le 19 septembre 1984, le journaliste Michel Phaneuf a écrit:

''Mme Drogue vient de mettre sur le marché un microsillon entièrement consacré au clavecin et au célèbre compositeur Jean Sébastien Bach. L'artiste y interprète trois grandes oeuvres, la Toccata en Ré majeur, la Suite anglaise en Sol mineur et la Partita en Si bémol majeur.....Le disque a été enregistré chez l'artiste même à Mont Saint-Grégoire par deux johannais, Jean-Luc Paradis et Robert Rheault, et est de plus mis en marché sur la propre étiquette de Mme Drogue baptisée ''Musi-Mont.....''

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              ajouté  le  9  mars 2020

72. Janitors Animated     * 

Un groupe de musique électronique qui a enregistré son unique disque ''vinyle'' au studio de Robert Rheault: le Studio du Parc en 1986. Un disque intitulé  My God He's Terrible sur étiquette Mr Dusty [MR DUSTY 100].

Ce groupe incluait, au moins un membre d'origine johannaise: le chanteur Yves Chamberland; les autres membre de Janitors Animated sont Pierre Brousseau et Martin Canty.

 

Ces musiciens s'acquittent de plusieurs tâches :

Synthesizer, Sampler [Digital Sampling], Drum Programming, Other [Guitar Synthesizer, Utensils], Backing Vocals, Engineer, Other [Short Waves Radio, Arabian Comments].

Le groupe a de plus publié en 1989, une cassette sur étiquette

O'Vertigo Danse intitulé Chagall Don Quichotte.

L'oeuvre musicale a été créee pour accompagner les chorégraphie de Ginette Laurin C.M., chorégraphe d’O Vertigo et fondatrice du Centre de Création O Vertigo.

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               ajouté  le  9  mars 2020

73. Chamberland, Yves     * 

Un artiste, ayant le profil suivant dans le site de Discogs : Electronic musician from St-Jean-Sur-Richelieu,

a cumulé une carrière artistique de quelques décennies.

 

Il fut découvert comme membre du groupe Janitors Animated: groupe de musique électronique qui a enregistré un disque au Studio du Parc en 1986. Un vinyle intitulé  My God He's Terrible sur étiquette Mr Dusty.

Lorsque le groupe a publié en 1989, une deuxième oeuvre intitulée Chagall Don Quichotte, il apparaît que Y. Chamberland était seul à bord. Un propos ayant apparu dans le journal New York en date du 19 nov. 1990:  

'' O Vertigo Dance from Canada, US premieres of Chagall and Don Quichotte, each to scores to Janitors Animated a.k.a. Yves Chamberland....''    (L'oeuvre de la chorégraphe Ginette Laurin était présentée au Brooklyn Academy).

Le site Discogs, met en lumière trois autres oeuvres de l'artiste synth-pop, elles sont:

1998 - Le reste des choses, un cd sur Morency Audio [MACD199801] 

1998 - Colour, un cd sur Morency Audio ‎[MACD199802

2009 - Lost And Delirious Soundtrack.

image empruntée au site Discogs 

                   ajouté  le  9  mars 2020

74. Di Ann     * 

Un groupe qui a publié en 1990 sa première oeuvre musicale intitulée Black Sky [BS4 001] .

Le nom du groupe était personnifié par celui de sa chanteuse Di Ann.

Cependant trois johannais ont contribué partiellement et globalement à la conception de l'oeuvre en format cassette.

Ayant contribué à la composition, on cite Alain Moreau et Robert Rheault;

et Robert Rheault et Serge Raymond ont pris part aux enregistrements (guitare et batterie).  Le groupe Di Ann était complété de Guillaume Bédard et François Chrétien. R. Rheault a de plus fait évoluer le son du groupe: prise de son, le mixage et mastering..

paragraphes  #75.   jusqu'à    #89.    à venir

  • Saint-Jean-sur-Richelieu...le San Francisco du Québec

En été 1967, les johannais avaient les yeux tournés vers Montréal qui était l'hôte d'une exposition universelle et internationale qui a enregistré une fréquentation de presque 55 millions de visiteurs. L'année 1967 a été, à la fois, celle de célébration des 100 ans de l'indépendance du Canada et de l'Expo 67. Montréal battait au rythme de Londres ou de Los Angeles. De nombreux groupes musicaux étaient invités à présenter leur spectacle, ils venaient de pays de notre monde. Notre culture musicale s'imbibait de tous ces nouveaux courants. La Californie et spécifiquement la ville de San Francisco était aussi placée en tête de mode:  Time are a-changin'.  Le ''Summer of love'' avait réuni des milliers de jeunes du monde entier pour une nouvelle expérience sociale. Plus particulièrement les événements se déroulèrent d'abord dans le quartier abritant les deux rues Haight et Ashbury.  Vers San Francisco avaient convergé de nombreux chanteurs / groupes de musique de tous les styles. La chanson San Francisco (Be Sure to Wear Flowers in Your Hair)  avait été lancée le 13 mai pour promouvoir le Monterey International Pop Music Festival, une manifestation musicale qui s'est déroulée du 16 au 18 juin 1967 à Monterey: ville située à 325 milles de Los Angeles et à 116 milles de San Francisco.

À l'été 1968, le frère de mon ami se préparait à partir en Californie, je lui ai demandé de me rapporter un disque de San Francisco: la ville de la contre-culture. En écrivant ces lignes, j'écoute le disque vinyle 33 tours que Yvan D. s'était chargé de me rapporter: Anthem of the sun du groupe The Grateful Dead. Ce disque est associé au ''San Francisco Sound'': une composante de la musique rock qui a pris naissance à San Francisco au milieu des années '60 et qui s'est poursuivie jusqu'au début des années '70. Cette période est mythique dans l'histoire des groupes musicaux de la baie de San Francisco

À San Francisco, comme à New York, Paris et même Saint-Jean, des jeunes embrassaient la musique ''pop'' en groupe, ils étaient compris comme un groupe dans les deux sens du terme: en tant que musiciens, bien sûr, mais aussi, à un niveau plus élevé, en tant que groupe de jeunes hommes partageant un sens de la loyauté et un but commun. Comme, on peut le dire (de nos jours), le monde a été témoin de l'expression collective de, à la fois, leur propre identité, ambition et talent.

Je ne peux m'empêcher de voir un parallèle entre San Francisco et Saint-Jean-sur-Richelieu. Haight-Ashbury vs Richelieu-Saint-Jacques. Près de la mer vs près du Richelieu...En commençant par la situation géographique - la ville de Saint-Jean est secondaire à une capitale culturelle : Montréal alors que la capitale culturelle musicale pour la ville de San Francisco est Los Angeles (L.A. fait penser à Montréal avec les producteurs qui réussissaient à signer les jeunes groupes de la province); ensuite les années '60s - c'est la période quand les événements se concrétisaient à Saint-Jean et à San Francisco: les personnes étaient de la même génération et avaient les mêmes valeurs musicales; les styles de musique - à Saint-Jean, on pouvait aller à un spectacle de musique ''soul'' ou un spectacle de musique ''pop'' alors qu'à San Francisco les promoteurs (surtout Bill Graham) réunissaient sur le même programme des groupes de musiciens d'expression: jazz, musique du monde, classique (Miles Davis, Ravi Shankar, Virgil Fox) avec des groupes alternatifs (Country Joe and the Fish, Blue Cheer, Neil Young and Crazy Horse);  racialité - à Saint-Jean comme à San Francisco le public savait apprécier la diversité - seul le talent était considéré - et des musiciens noirs jouaient avec des musiciens blancs;  l'intérêt du public - double intérêt pour ces événements et les nombreux lieux pouvant accueillir cette offre éclectique; l'affluence - des groupes venant de l'extérieur de San Francisco pour le ''summer of love'' comme à Saint-Jean: y venaient des artistes de Montréal, de Rouyn, du reste de la province de Québec, de l'Ontario et du Canada, du Texas, New York, Plattsburgh et des États-Unis; artistes sans contrat - le San Francisco Sound avait la particularité d'attirer les représentants de compagnie de disques parce qu'avant ces groupes n'avaient pas de contrat d'enregistrement (Moby Grape (1º disque en 1967), Big Brother and the Holding Company (1º disque en 1968), Quicksilver Messenger Service (1º disque en 1969), It's a beautiful day (1º disque en 1969), etc.), à Saint-Jean, peu de groupes ont eu la chance d'enregistrer un disque. Très peu des artistes locaux ont gravé un disque (ils sont: Les Gants Blancs entre 1964 et 1969, Michel Como en 1966-67; Les Nobels en 1965, Les Novas en 1965, Les Musi-Q-Airs en 1965; Les Snobs en 1966: Le Pouvoir des Fleurs en 1968), Normand Valin en 1961), Les VibratonesSerge Aubé. Notoriété - dans les deux villes, n'ont passé à l'histoire que les artistes qui ont laissé un héritage de ces éléments existants.