texte de Mario Mongeau
Artistes johannais   #90 à #150

     Groupes et artistes johannais (déroulement ci-haut: voir l'onglet    BIOGRAPHIES)

                                Les Avantis          Les Zombres         Les Twistin' Vampires/Fabulous Kernels      Les Musi-Q-Airs       Le Pouvoir des Fleurs     Les Consuls     

                                Les Gants Blancs/Geralldo              Michel et Denis Comeau       Les Vibratones       Les Novas             Les Snobs                        The Rubens

 

L'auteur Serge Gingras a publié dans son livre intitulé Hou-Lops pour toute la vie : ''De 1964 à 1969, près de 800 groupes enregistrent des chansons et visitent le Québec en tous sens pour donner leur spectacle et participer à des tournées musicales...''  Un document unique: surtout un répertoire de centaines de noms de groupes qui faisaient vivre de beaux moments à la population québécoise, incluant parents et enfants. Voici des noms de groupes de la localité de Saint-Jean-sur-Richelieu qu'on retrouve au chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie'': 

Les Avantis, Les Consuls, Les Double Tones, Fabulous Kernels, Les Gants Blancs, Les Gyrfalcons, Les Kernels, Les Nobels, Les Novas, Les Pastels, Le Pouvoir des Fleurs, The Rubens, Les Snobs, Les Troubles, Les Twistin' Vampires, Les Vibratones, Les Zombres.                         

Pour consulter cette liste et le chapitre 4 de ce livre, cliquez à droite.

 

Ici commence un sommaire des artistes et groupes johannais qui ont forgé l'histoire musicale des années '60.

 

  • Introduction par de Réal Fortin:

''Le centre St-Edmond était le lieu culte de St-Jean au début des années ’60. Le groupe de Jean-Paul Picard a été le premier à exécuter sur scène les succès du « Hit Parade.»   Les clubs comme l'hôtel Fontaine bleue et l'hôtel Windsor étaient les lieux de rencontre de plusieurs managers montréalais dont René Angélil et Jean Beaulne. C’est là que Les Classels (anciennement Les Special Tones) et César et les Romains (anciennement Les Questions) ont été découverts. Presque tous les groupes étaient clients de l’agence PG de Granby (Pierre Gravel). Sans cette agence, la plupart des groupes de cette époque n’auraient pas durer aussi longtemps. Grâce à elle, ils pouvaient se faire connaître un peu partout et cela permettait d’entretenir et de développer leur passion tout en leur fournissant une expérience irremplaçable. Et, grâce aux contrats du PG ils pouvaient se payer des instruments de qualité.''

Avec les Musi-Q-Airs, la salle Do-ré-mi (située en zone rurale) est devenue le lieu de danse le plus important de la Rive-Sud et accueillait régulièrement jusqu’à 1200 danseurs des localités environnantes.

J'ai peur de toi (édité) - Les Musi-Q-Airs
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Cliquez ci-haut pour écouter la pièce J'ai peur de toi interprétée par Les Musi-Q-Airs

  •    Textes:  Mario Mongeau

Ah! les années '60, comme tout était beau et nouveau ! Ceci fait référence à la musique et à la présence d'artistes et de groupes dans notre municipalité située à quelques 50 km au sud de Montréal.

Qu'on se souvienne de l'annonceur Monsieur Lepain avec son camion faisant des promenades itinérantes dans les rues de Saint-Jean répétant :  ''Ce soir au centre Saint-Edmond, venez danser au son du groupe Les Vibratones.'' Ou annonçant le lancement du premier 45 Tours de ''Les Gants Blancs'' à la Cité des Jeunes.

 

Et dans la catégorie des artistes populaires, Les Classels et Les Bel Canto ont fait vivre de belles soirées aux johannais. C'était magique de pouvoir assister à leur concert dans la même journée qu'on les avait vus passer à une émission ''jeunesse'' de début de soirée. Voir et entendre Les Bel Canto dans un endroit comme l'hôtel Fontaine Bleue où on était assis si près de la scène et voir arriver les musiciens de ''Les Classels'' l'un après l'autre dans cinq voitures Ford décapotables blanches pour faire leur entrée au cinéma Le Capitol. Tout cela provoquait l'ébahissement. Proche de la frénésie. Cela se passait à l'époque où toutes les voitures n'étaient pas de couleur sombre comme de nos jours, nos parents conduisaient des voitures de la couleur blanche, bleue, rouge, verte, voire deux tons de la même couleur. Dans ce temps-là tout n'était pas gris. 

La ville de Saint-Jean-sur-Richelieu/Saint-Jean d'Iberville/Saint-Jean, P.Q.  bougeait pratiquement au même rythme que Montréal. Les postes de radio nous mettaient au courant des découvertes et des nouveautés, mais rarement de la parution musicale des groupes québécois et très rarement de nos groupes locaux. Or très chanceux furent ceux (peu nombreux) qui ont pu laisser assez de souvenirs  pour être reconnus de nos jours. Le coût d'opportunité était égal à l'éloignement entre les deux villes. Pour trouver des facilités ou bénéficier d'opportunités, quelques musiciens ont fait le saut vers la métropole, la majorité n'y était pas intéressée.

À la fin des années '60, la plupart des jeunes musiciens de notre localité - et du reste de la province de Québec - avaient cessé de faire partie de groupes. Ceux qui avaient rangé leur instrument dans un placard l'avaient fait pour diverses raisons tantôt (souvent) à cause de leur blonde (tantôt à cause de l’apprentissage d’un « vrai » métier), tantôt à cause de l'évolution musicale survenue à partir de 1966: quand des guitaristes comme Jimi Hendrix et des chanteurs comme Johnny Monk (The Haunted) et Robert Plant avaient changé le ton de la musique pop. Depuis un certain temps d'ailleurs la mode vestimentaire avait changé, beaucoup de groupes avaient abandonné les uniformes de scène au bonheur des remplaçants qui n'avaient plus à se demander s'ils pouvaient entrer dans le costume d'un autre. Fini l'éternel débat The Beatles versus The Rolling Stones : ... qui plaît le plus ''vêtements assortis ou tenue négligée et menaçante ?''  

Il n'était plus possible en 1970 de se produire sur scène et rejouer Twist and Shout ou Louie Louie  au lieu de  Black magic woman

Une exception mérite d'être mentionnée il s'agit de ''Les Gaies Chevaliers'' (le groupe des Messieurs Tougas et Langevin) qui ont continué comme si rien n'était arrivé à faire les belles soirées au Club Belgo.

Dans certains cas des groupes ont abandonné les salles de danse et ont suivi leurs fans dans les « clubs de nuit.»  Ceux-là ont poursuivi leur carrière dans le style qu’ils avaient toujours pratiqué jusqu’au milieu des années `70. Le groupe Les Nobels est passé des années "60 vers les années "70 sans difficulté.  Naturellement un triage se faisait et les musiciens qui se sentaient capables de continuer se regroupaient. La musique ne s'appelait plus ''pop'', ''yé-yé'': elle s'appelait ''hard rock'', ''psychédélique'', ''progressive.''  Les frères Steve et Mark Leblanc (bassiste et guitariste exceptionnels) étaient aussi prêts pour la nouvelle aventure électrique et, en compagnie de Rainer Schwartz, ex-batteur de ''Les Gyrfalcons'' et de Réal Foucault, ex-guitariste de ''Les Distingués'', ils ont formé le groupe Workshop. Pour Les Zombres la transition (vers le groupe Age) n'a pas été difficile puisque le groupe avait l'habitude d'interpréter des pièces ''obscures'', un choix (maintes fois) contesté  par leur management.

Des groupes ont dû attendre plus de quinze ans avant de se reformer pour participer en 1984 à L'Air des groupes 64, ils sont  Les Consuls, Les Avantis,  Les Snobs,  Les Distingués,  Les Gyrfalcons  et  Les Zombres. Les Vibratones, eux se sont regroupés comme trente-quelques-années plus tard.

Pour faire partie de l'histoire, il faut avoir été en charge d'une partition musicale, l'avoir exécutée devant un public, avoir fait partie d'un ensemble organisé qui se présentait de façon officielle et responsable. Ce n'est pas seulement d'avoir été musicien de studio ou professionnel ou étudiant ou autodidacte ou avoir l'oreille musicale développée.....R E S P E C T.....ce n'est que plus tard qu'on s'aperçoit que l'histoire a été créée, on ne s'en rendait pas compte quand on était en train de le faire. Après on fait partie de l'histoire et on ne le sait pas. C'est de faire partie d'un mouvement qu'on contribue à le créer. Notre mouvement est ''les musiciens de Saint-Jean.''

Leur identité / leur biographie / leur histoire sont présentées sommairement ci-bas et (pour complément                                                       d'information) cliquez sur le bouton = EN LIRE PLUS 

  • les musiciens et musiciennes johannais 

            ajouté 16 décembre 2019

90. Francine Jacques        *

(biographie d'une johannaise, avec la collaboration de F. Jacques)

L'auteure-compositrice et interprète Francine Jacques est l'une des premières artistes féminines de notre ville à être montée sur scène à l'époque des chansonniers des années '60, et sans doute notre première artiste féminine à publier un disque vinyle dans cette catégorie.


Ce disque connu comme un ''super 45 tours'' à l'étiquette non

identifiée (jusqu'à aujourd'hui) contient quatre de ses compositions,

paroles et musique, elles sont : Notre chanson + Folle bête     b/w    

Train de semaine + Le gitan

[numéro MG-2350 côté #1 et MG-2351 côté #2]. 

La carrière de chansonnier de Francine, soutenue largement de 1961 à 1963 par son amie d'enfance Micheline Villeneuve de la rue Richelieu, lui a permis de partager la scène - en première partie - avec des artistes comme Félix Leclerc à l’auditorium Le Plateau à Montréal, salle de concert de l'OSM avant la Place des Arts; en compagnie de Pierre Létourneau et avec entre autres, Marcel Lefebvre qui deviendra plus tard l'un des paroliers de Jean Lapointe.

 

Et tout cela devenait possible grâce à l'ouverture des boîtes à chansons partout au Québec, notamment la Pointe aux Cafés - au coin des rues St-Jacques et Laurier à St-Jean - et autres 

bistros enfumés et sans alcool des années '60 où à chaque soir une centaine de personnes s'entassaient, comme à la boîte La Catastrophe à Montréal.  C'était un peu avant la révolution tranquille où,  en des lieux mythiques tel  Le Patriote de Ste-Agathe ou  La Butte à Mathieu à

Val-David, la musique et les paroles d'ici commençaient à faire leur place. C'était à peine quelques années avant que tout le Québec ne découvre les Gerry Boulet et Robert Charlebois.

Dans la même famille

Il est intéressant de noter qu'au cours de cette période, son frère Louis Jacques - de trois ans son cadet - faisait déjà partie du groupe de musiciens johannais Les Musi-Q-Airs  qui allait publier un disque 45 tours de chansons originales en 1965, sous leur propre étiquette.

Notre chanson - Francine Jacques
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Cliquez ci-haut pour écouter la chanson intitulée Notre chanson interprétée par Francine Jacques

photo:     Ronald Labelle - Montréal 1962

                     ajouté 16 décembre 2019

91. Francine Campbell     *

Un disque publié en 1966 au nom de Francine Campbell en collaboration avec Nadeau Papineau qui est crédité comme compositeur et soliste sur la chanson    

Si tu veux que l'amour

Disque vinyle, 7", 45 RPM :     

Vive la liberté  b/w   Si tu veux que l'amour   

sur l'étiquette de disque Madrigal [MV-200]

 

La première chanson est accompagnée au piano par Jacques Des Groseillers et la deuxième chanson est accompagnée au piano par Thérèse Girourd.

Voici les notes accompagnant le disque:

  • Francine Campbell joue au théâtre depuis plusieurs années ;  elle donne aussi des récitals de poésie dans les boîtes à chanson  avec son pianiste Jacques Des Groseillers.

  • Ce disque fut réalisé en collaboration avec le comité diocésain du "Prêt d'honneur" de la Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Saint-Jean-de-Québec... 14 novembre 1966.

            ajouté 16 décembre 2019

92. Stéphanie    *

Un disque de longue durée (33rpm) intitulé Stéphanie volume 1 publié en 1966 au nom de Stéphanie et mentionnant Paul De Margerie comme ''directeur orchestre.'' Étiquette Capitol T-70.003.

Stéphanie a évolué dans un environnement ''chansonnier.'' Pas surprenant qu'on lui ait donné l'opportunité de jouer en ''première''

de Jean-Pierre Ferland à l'auditorium du Séminaire de Saint-Jean-sur-Richelieu en avril 1967. On a écrit qu'elle a ouvert les soirées de Muriel Millard à la Comédie-Canadienne en 1966. Et qu'elle est passée à

la télévision aux Beaux Dimanches.

À La Pointe aux cafés, en juin 1965, elle a partagé la scène avec Francine Campbell dans un spectacle de poésie dite et chantée.

article du quotidien Le Canada Français: 10 juin 1965

Cliquez à droite pour se rendre au site appelé  ''monsieurjeff.ca''   et  découvrir les détails de sa carrière et

                                                                                                              écouter toutes les chansons de Stéphanie

            ajouté  2 juin 2020

93. Carole Ménard    *

Carole Ménard est née à Saint-Jean-sur-Richelieu / St-Jean d'Iberville le 25 décembre 1947. Elle est une chanteuse qui a publié cinq disques 45 tours en 1965 et 1966. Aussi l'année '66 fut celle où elle fut nommée ''découverte de l'année.''

 

Ses parutions sur l'étiquette de disques Fantastic :

Une petite larme m'a trahi     b/w     Le rosier [FA 3607] *

J'ai la folie de l'été       b/w       Café vanille ou chocolat [FA 3613] *

J'attends une idole     b/w      Incertitude [FA 3640] *

Baby pop     b/w    Faut-il que je t'aime [FA 3660] *

Ticket de quai #     b/w      Reste [FA 3681].  

                                                                                    Arrangement et Orchestre : * Georges Tremblay

                                                                                                                                      # Pierre Noles.

 

La maison Fantastic a publié la chanson Café vanille ou chocolat sur un disque 33 tours intitulé Discothèque De Luxe - Les Succès Fantastiques [FAC-1407].

Une compilation qui montre Carole Ménard aux côtés de entre autres Joel Denis, Serge Laprade, Aglaé, Monique Gaube, etc.

En 2005, la chanson Café vanille ou chocolat fut incluse sur le disque CD intitulé Café Rendez-vous qui présente aussi le johannais Gerry Boulet avec sa chanson Café Rimbaud : une édition par les disques Experience [EXP206].

 

Toutefois – quoi que sa carrière ait débuté très jeune – elle n'habitait plus notre localité lorsqu'elle entreprit sa carrière de chanteuse.

Cliquez à droite pour se rendre au site appelé  ''monsieurjeff.ca''   et  découvrir les détails de sa carrière et

                                                                                              écouter toutes les chansons de Carole Ménard

photo:     Carole

Ménard 

 

dont la source est le site suivant:

monsieurjeff.ca

paragraphes  #94.   jusqu'à    #100.    à venir

Quelques musiciens n'ont jamais arrêté de jouer et d'autres sont revenus à la musique plus tard. Deux batteurs qui sont frères sont revenus à la musique comme trois décennies plus tard...

101. Léo et Roland England     *

Roland England (voir photo à droite) avait arrêté de faire partie de ''Les Avantis'' au milieu des années '60 et a repris du service en 2002: 37 ans plus tard pour faire partie du Boomerang Blues Band (un groupe incluant Yves DeLeseleuc: le saxophoniste de ''Les Vibratones'' ). Quant à son frère Léo (voir photo à l'extrême droite) , il a emprunté la batterie de Roland pour faire partie de ''Les Zombres'' au milieu des années '60 pour l'abandonner une décennie plus tard et reprendre la batterie en 2007 soit  33 ans plus tard pour faire partie du groupe progressif ExCubus (un groupe composé des frères Claude et Michel Phaneuf).

Cliquez à droite pour consulter la page du journal Le Canada Français relatant le parcours de Roland et Léo England

Dans le circuit local, certains de nos groupes avaient des liens entre eux (autres que ceux du sang). 

Ici commence un sommaire des artistes et groupes québécois des années '60 qui font partie de l'histoire musicale johannaise.

 

102. Stéphane (Réal Fortin) * sur une corde de guitare     

L'endroit pour commencer dans le circuit des groupes johannais et québécois des années '60 était dans un jamboree. À chaque année des rencontres de jeunes musiciens  étaient organisées pour que chaque artiste monte sur la scène et interprète quelques pièces et/ou chansons.

 

Un certain Stéphane qui écrivait ''la super-chronique pour les jeunes'' était en 1966 venu à l'aide de tous les groupes menacés d'être privés d'un jamboree

L'image à droite: l'enquête faite par Stéphane (à lire).

Pour trouver la réponse de groupes locaux (de ''Les Avantis'', ''Les Sujets'', ''Les Snobs'', ''Les Distingués''), veuillez cliquer sur le lien suivant:

103. Les Avantis     *

Ce groupe de notre localité a été fondé en 1963 par Jacques Dubuc qui a soutenu ce quintette jusqu'à la dissolution. Le groupe - ayant accueilli une dizaine de musiciens - évoluait dans les salles de danse/centres récréatifs, aussi il est allé jouer dans le circuit des ''pros'' de l'époque avec Les Gants blancs, Les Bel Canto. L'année 1967 a été leur dernière mais ils se sont regroupés en juin 1984 et une vidéo de leur performance a été réalisée.

Des liens ont été tissés entre Les Avantis et Les Musi-Q-Airs, pour avoir engagé le même batteur Denis Nolin. Aupraravant D. Nolin avait fait partie du groupe Les Twilight Boys. De même Réjean Benjamin peut être lié à ''Les Avantis'' et à l'orchestre Jack Palmer et à Michel Como et les Dubonnets; et Roland England engage un lien entre ''Les Avantis''  et le Boomerang Blues Band

Le nom Les Avantis est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page].

Cliquez à droite pour consulter la page Les Avantis

Sur la photo ci-haut, on voit André Montmigny, David Campbell, Denis Nolin, Jacques Dubuc et Pete Mason

104. Gilles Rivard     *

Le chanteur Gilles Rivard a collaboré à des textes pour l'album 33 tours du groupe Offenbach Soap Opera en 1972 en plus d'entreprendre sa propre carrière: il a publié six disques 33 tours entre 1975 et 1985. G. Rivard a été le chanteur du groupe johannais Les Avantis bien avant d'aller s'installer à Montréal.

 

Après s'être consacré à l'écriture, il a publié en 1980 un document appelé La Planète Guenille. Ce livre: une bande dessinée raconte les aventures d'un petit personnage fictif appelé Guenillou.    ISBN-13: 978-2890660106

Voici un extrait (puisé dans le site Amazon) dans la section Product Description:

''Il regarda autour de lui et s'aperçut qu'il se trouvait au beau milieu d'une forêt de champignons géants. Il eut un frisson d'horreur, puisqu'il s'attendait à retrouver le même trottoir, la même rue, la même circulation hallucinante d'un matin urbain. Il courut vite se réfugier dans l'intérieur sécurisante de sa maison. Il décrocha le téléphone pour appeler au secours, mais peine perdue: il n'entendait plus le son du cadran....''

105. Les Zombres     * 

Un groupe qui a été rebaptisé  Age en 1969 et qui a accueilli huit musiciens dont Robert Rheault (futur Age, Incubus) et Léo England (futur Age, Incubus, Mirador, ExCubus). En 2017  Les Zombres lançait leur unique disque vinyle de 7''  enregistré en 1984, le 45rpm incluait la pièce de Gerry and the Pacemakers  It's gonna be all right  révélant de profondes racines dans l'invasion britannique des années '60. En effet Les Zombres se sont regroupés en juin 1984 pour jouer, enregistrer et réaliser une vidéo de leur performance

en direct de la Pointe aux cafés. 

Des liens peuvent être faits avec le groupe Le Pouvoir des fleurs dont André  Deguire a été membre et qui gravé un vinyle 45rpm en 1968.  A. Deguire a été guitariste avec Les Zombres, Age et Incubus

Sur la photo à droite: Mario Mongeau, Léo England, Alain Moreau, Robert Rheault: 1968.

Le nom Les Zombres est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page].

Cliquez à droite pour consulter la page Les Zombres

106. Les Champs-Rocks     *

Les Champs-Rocks regroupaient des musiciens qui ont été à l'avant-scène des groupes johannais des années '60.

 

Réal Fortin commente: ''Ce groupe a duré à peine quelques mois. Durant l’année scolaire 1962-1963 (donc après Les Twistin' Vampires) Paul Tétreault m’a demandé de faire partie

de ce groupe et de trouver un quatrième musicien (il avait déjà Yves Laplante qui était le chanteur principal). Je lui ai proposé Serge Barsalou qui jouait de l’accordéon. Après quelques pratiques, j’ai proposé Serge Aubé. Il faut dire qu’à cette époque, S. Aubé chantait dans un duo avec un certain Bédard et je les ai accompagnés lors de leurs prestations. Quant à ''Les Champs-Rocks'', on a joué dans la salle de danse Le P’tit Canot au coin des rues Saint-Jacques et Grand Bernier. Ensuite, on a joué au Club Social (aujourd’hui le cinéma sur la rue Richelieu). On n’avait pas de joueur de basse et nous n’avions pas les moyens de nous équiper en plus de notre guitare. On s’est ensuite séparé faute de contrats. Quelques mois plus tard, Tétreault m’a appelé pour un contrat à Bedford avec Claude Martel et un certain Bonin.''

Sur la photo à droite, on voit: Y. Laplante, P. Tetreault, S. Aubé et R. Fortin.
 

Yves Laplante, ex-Les Tree Stars, fera partie de ''Les Novas'' un groupe qui a publié en 1965 un disque 33 Tours. R. Fortin a fondé Les Musi-Q-Airs, et en compagnie de quatre musiciens dont de S. Aubé, ils ont produit eux-mêmes un disque vinyle en 1965. La musique qu'ils ont créée est reconnue mondialement comme la première chanson ''garage'' québécoise. 

107. Les Chamaroks     *

Le chanteur Serge Aubé a eu une carrière entres autres avec un groupe nommé  Les Chamaroks qui a publié un 45 Tours en 1967  intitulé  Marie-Jose   b/w   Les oiseaux de nuit  sur l'étiquette Trans-world [TWF-50].  Deux titres signés Serge Aubé

De plus, S. Aubé fit partie du duo vocal Les Deux ''S''  qui a sorti le 45 Tours Le Telefon 

Le paragraphe quit suit a été puisé dans le site VENTE DE GARAGE, le blog de Félix B. Desfossés: ''Les oiseaux de nuit se veut un hymne pop psych. Si le morceau avait bénéficié d'une réalisation un peu plus lourde, plus appuyée par les guitares et  une batterie plus présente, le résultat en serait sûrement beaucoup plus intéressant. Reste que Les oiseaux de nuit comporte plusieurs éléments psychédéliques, une ligne de basse solide et un son de guitare bien ''raw'' qui aurait mérité d'être mis de l'avant plan.''

108. Les Twistin' Vampires / Fabulous Kernels / Les Kernels     *

Le groupe Les Twistin' Vampires a fonctionné sur la scène musicale de l'Estrie, particulièrement à Cowansville et Saint-Jean-sur-Richelieu. Le guitariste Réal Fortin (futur: Les Champs-Rocks), Denis et Gérald Boulet - tous les trois: ex-Les Double Tones -et le saxophoniste Fernand Hébert en faisaient partie. Après l'arrivée de Bernard Lamoureux (le remplaçant de R. Fortin) on change deux fois de nom pour Fabulous Kernels/Les Kernels; enfin lorsque le groupe devint professionnel, le nom Les Gants Blancs fut adopté.

 

Sur la photo. Les Twistin' Vampires sont : F. Hébert, R. Fortin, D. Boulet et G. Boulet. 

 

Les noms Les Twistin' Vampires et Fabulous Kernels/Les Kernels sont inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page].

Cliquez ci-bas pour consulter la page Les Twistin' Vampires

109. Les Musi-Q-Airs     *

Les Musi-Q-Airs de Réal Fortin (ex-: Les Champs-Rocks) auraient compté une dizaine de musiciens, incluant le claviériste Serge Aubé (futur Les Double - S / Les Deux ''S''). Ils ont enregistré - avec Louis Jacques (bassiste), André Martel (guitariste) et Denis Nolin (batteur) - et en 1965 ont publié un 45rpm avec des chansons originales : J'ai peur de toi   b/w   Souvenir de Jocelyne  sur leur propre étiquette de disque. Ce disque est un des rares exemples de pressages privés pour des groupes québécois des années '60.  

 

Outre le lien de Denis Nolin avec Les Avantis, on peut lier le saxophoniste André (Ti-Coune) Clouâtre à ''Les Knight Rockers.''

Sur la photo à droite. on voit Louis Jacques, R. Fortin, S. Aubé, André Martel et D. Nolin.

Cliquez à droite pour consulter la page Les Musi-Q-Airs

Cliquez ci-bas pour écouter la chanson Les oiseaux de nuit interprétée par Les Chamaroks

Les oiseaux de nuit - Les Chamaroks
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                            ajouté le 14 fév.2019

110. Yves Boivin / Les Diplomates     *

Lorsque Yves Boivin a commencé à jouer la batterie, il avait à peine 16 ans; et au cours des décennies suivantes il a côtoyé de nombreux musiciens qui 

– comme lui – allaient schématiser l'histoire de la musique de notre localité: Saint-Jean-sur-Richelieu.

 

Vers l'âge de 20 ans (circa 1963) The Billy Martin Orchestra lui avait fait une offre – de partir en tournée à Boston – qu'il ne s'en veut pas (aujourd'hui) d'avoir refusée. Il avait été formé par Gilles Béland qui faisait partie du groupe de Billy Martin; Yves devait faire des exercices de métronome à plus d'une fois par jour et a dû apprendre et répéter de multiples rudiments élémentaires : il était devenu un batteur raffiné. Il participait aux ''jam'' – du dimanche pm à l'hôtel Fontaine Bleue – qui impliquaient les meilleurs musiciens connus.

 

Il a joué avec Les Vibratones au célèbre Festival de Jazz au Centre Saint-Edmond en 1963 qui présentait le nouveau groupe de G. Béland: The Rubens. Dans ce temps-là Yves accompagnait Les Vibratones; c'était à un certain moment où Jean Foisy-Marquis était allé remplacer le batteur du groupe The Jades. L'année précédente il avait formé un groupe qui allait inclure Claude Martel; ce musicien était un phénomène artistique: il chantait le ''soul'' classique. Yves avait formé un trio du nom de ''Les Tree Stars'' avec les guitaristes Jacques Boulerice et Yves Laplante; Y. Laplante fera (plus tard) partie de ''Les Champs-Rocks'' un groupe avec le chanteur-pianiste Serge Aubé et le guitariste Réal Fortin. C'est au cours d'un contrat de ''Les Tree Stars'' en résidence à l'otj (ª) que C. Martel était venu se joindre au trio. C. Martel chantait et ajoutait des partitions de basse (avec les deux grosses cordes de sa guitare). Les musiciens portaient une tenue classique : un veston jaune orné d'une bordure de couleur noire. Plus tard le groupe a joué à l'hôtel d'Iberville en compagnie de Louis (Pee Wee) Campbell (futur saxophoniste de ''Les Gants Blancs''). À cette époque-là ces musiciens se sont retrouvés à jouer dans le cadre des découvertes de Billy Monroe à Montréal.

 

Avec Les Musi-Q-Airs, Réal Fortin et Y. Boivin ont joué à la salle Do-ré-mi (le temple de la danse de la rive-sud de Montréal). Yves B. a joué en compagnie de l'organiste Guy Trudeau en résidence à un hôtel à Saint-Paul-de-l'Île-aux-noix : vendredi soir, samedi et dimanche pm. Il travaillait sans arrêt et ainsi a pu,

en quelques mois, choisir d'acquérir sa propre maison.

 

Y. Boivin – pour la poursuite de sa carrière – se décrit comme un pigiste : un individu à qui on faisait appel pour une contribution occasionnelle. Il a joué à l'hôtel Windsor de Saint-Rémi avec Michel Comeau lorsqu'il a remplacé Hayes Ménard; il s'est retrouvé dans le ''big band'' de Fernand Trahan pour remplacer Léo Pariseau (batteur de ''Les Novas''). Cet orchestre de 16-17 musiciens incluait Normand Hébert, le contrebassiste de ''Les Merry Makers'' qui, sur le vif, anticipait avec Yves B. les arrangements musicaux : heureusement cet orchestre jouait du ''standard.''

 

Lorsqu'il parle de son groupe formé vers 1968, il le définit comme un ensemble ''party pick-up'' qui n'avait pas nécessairement de nom. Mais comme Yves B. vivait au centre de la population active, cette présence publique occasionnait une proximité avec des promoteurs qui organisaient des manifestations sociales et culturelles et sportives. Le groupe a joué dans des noces, des ''showers'', a été invité (à répétition) dans des événements comme la danse annuelle du Club Lions (Lyons Club), les bals au Collège Militaire, les réceptions suite à des tournois de golf et autres activités au Club de Golf, les activités au ''mess'' des officiers à la Base Militaire; hors de Saint-Jean aussi comme engagé dans un banquet sur la rue Gilford à Montréal et au Chantecler à Saint-Adèle. Son groupe le plus stable Les Diplomates  a perduré jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de 35 ans. Ce nom avait été choisi pour en représenter officiellement le noyau composé de Jean-Claude Cormier (sax alto), Michel Thomas (basse), Serge Aubé et Yves B. À un moment donné le saxophoniste Yves DeLeseleuc évoluait avec ce groupe. Cet ensemble pouvait accueillir d'autres musiciens selon les engagements. M. Thomas arrivait (après un stage chez ''The Beau-Marks''); S. Aubé avait joué en compagnie de Yves B. dans Les Musi-Q-Airs, avait eu une carrière personnelle en plus d'avoir joué avec Les Snobs.

 

La carrière de Y. Boivin a duré au moins 25 ans soit entre 1959 et le milieu des années '80. Elle a été un peu différente des musiciens des autres groupes de notre localité. Le groupe d'Yves n'était pas engagé dans les centres culturels, salles de danse ou salles paroissiales mais dans des rassemblements à caractère social et corporatif. Ces situations exigeaient une convivialité protocolaire, et le répertoire musical devait comporter plusieurs styles favorisant la danse. 

(ª) otj = organisation des terrains de jeu 

111. Le Pouvoir des Fleurs     *

Le groupe a publié un 45 tours en 1968 Va t'en chez toi b/w Je ne sais pas pourquoi [S 8010 Sonore]; (Va t'en chez toi est une oeuvre de l'auteur-compositeur Réal Fortin, à cette époque membre du groupe Les Snobs).

 

Alors coïncidant avec l'arrivée du multi-instrumentiste André Deguire (futur: Les Zombres), ce nom Le Pouvoir des Fleurs fut adopté et le son de ''Les Consuls'' a changé pour autant avec un son d'orgue ''cheesy'' propre au son d'orgue des groupes ''garage'' californiens. Le disque a été enregistré par la quasi-totalité des membres du groupe Les Consuls. 

 

Le groupe ''Le Pouvoir des Fleurs'' est allé jouer en province et quand il est revenu il a cessé d'exister. Peu après avec un nouveau batteur, La Haye, Pagé et Labelle formaient le groupe Explosion.

Sur la photo à droite, Jean-Marc La Haye, Pierre Beauregard (en haut) Fernand Pagé, André Deguire (au bas) et René Labelle (à droite).

Le nom Le Pouvoir des Fleurs est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page]. 

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Je ne sais pas pourquoi - Le Pouvoir des Fleurs
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112. Les Consuls     *

Les Consuls ont impliqué au moins neuf musiciens. Pierre Beauregard, batteur et le guitariste Fernand Pagé ont soutenu le groupe du début jusqu'à la fin. Les membres du dernier module (sauf Evasio Massignani) ont créé en 1967 un autre groupe nommé

Le Pouvoir des Fleurs.

 

(notre photo à droite: Jean-Marc La Haye, F. Pagé, E. Massignani, René Labelle, P. Beauregard et Mario Landry)

Les Consuls se sont regroupés une première fois en juin 1984 et une vidéo de leur performance a été réalisée. 

Le nom Les Consuls est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie'.   [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page]. 

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113. Les Gants blancs     *

Ce groupe - qui a accueilli au moins dix membres - concerne les frères Denis et Gérald Boulet et Fernand Hébert (tous ex-Les Twistin' Vampires) et deux autres membres de leurs groupes successifs Fabulous Kernels/Les Kernels: Bernard Lamoureux et Louis Campbell. Avant 1969, on verra arriver des remplaçants: le guitariste Ronald Thibodeau (ex-Jack Palmer), le bassiste Mario Brodeur (ex-Les Index), le guitariste Rick Horner, le bassiste Michel Lamothe (ex-Les Sphinx) et le guitariste Jean Gravel (ex-Les Héritiers et ex-Les Caïds). Selon Réal Fortin (ex-Les Twistin' Vampires) Denis avait une plus belle voix que Gérald qui chantait presque toutes les chansons. La voix de Denis est celle qu'on entend sur

2 pièces que le groupe a enregistrées, elles sont Tu veux revenir et J'avais tout deviné.

 

Les Gants Blancs - avant de se transformer en ''L'Opéra Pop d'Offenbach''

- produiront sept disques 45 tours dont un fut publié sous le nom d'artiste Geralldo.  

Le nom Les Gants Blancs est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page].

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la page Les Gants Blancs

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ci-bas

pour écouter la 

chanson  

 

J'avais tout deviné 

 

interprétée par Denis Boulet                            

J'avais tout deviné - Les Gants Blancs
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114. Les Knight Rockers     *

Le chanteur Jean-Paul Picard avait déjà dirigé des musiciens. Le premier groupe -

un orchestre ''pas de nom''   a commenté Jean-Paul - incluait quatre autres personnes

Jean Foisy-Marquis, Serge Surprenant, Philippe (Ben) Choquette et Denis Perrault.

Ben Choquette fut remplacé par André Clouâtre, Yves DeLeseleuc arrivait pour jouer les percussions et à ce moment-là ce nom Les Knight Rockers fut choisi. Au départ de A. Clouâtre, Y. DeLeseleuc s'est mis au saxophone.

Ce groupe avait des engagements dans les bars, hôtels de la région de Saint-Jean et ailleurs dans la province. C'est à la Baie Missisquoi (à l'hôtel Château Blanc) qu'ils se sont liés d'amitié avec les musiciens du Billy Martin Orchestra. Une amitié qui a perduré plusieurs décennies.

Les Knight Rockers ont fait naître deux groupes distincts:  ''Les Vibratones'' et  ''Les Novas''. Les Knight Rockers ont compté des musiciens qui devaient faire connaître notre ville natale au reste de la province.

A. Clouâtre  J.-P. Picard  S. Surprenant   Y. DeLeseleuc et D. Perrault

S. Surprenant   Y. DeLeseleuc  J. Foisy-Marquis    J.-P. Picard et D. Perrault 

Cliquez à droite pour consulter la page de

''Les Knight Rockers''         et ''Les Vibratones''

115. Les Vibratones     *

Jean-Paul Picard a commencé à jouer de la musique à partir de 1958 et peut-être ce n'est pas terminé. Le groupe Les Vibratones serait le premier groupe johannais à interpréter les chansons du hit-parade américain. Plus tard Jean-Paul a dirigé le   J P Picard Ballroom Orchestra qui a fait des ravages à Montréal ainsi qu'à St-Jean au début des années 2000. Le dernier ensemble - celui de 2014 - ''hommage aux Vibratones'' incluait deux percussionnistes bien connus: Paul Choquette (ex: Jack Palmer Trio et Paul Ben John) et Gilles Béland (ex: Billy Martin Orchestra et The Rubens et Como's Company et Man Made, etc.).

Les Vribatones ont gravé un double disque vinyle 45 tours totalisant 4 chansons en 1962En 2018, on a vu apparaître un coffret de deux(2) CD intitulé L'héritage des Vibratones 1959-2014 : des enregistrements des groupes suivant: l'orchestre pas de nom, Les Knight Rockers, Les Vibratones, post-Vibratones et J P Picard Ballroom.

 

Le nom Les Vibratones est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page].

116. Les Crooners     *

Le guitariste Serge Surprenant avait laissé Les Knight Rockers pour accompagner le groupe Les Crooners. Ce quatuor vocal était constitué de Serge Bédard (Les Deux ''S''), Roger Raymond, Luc Davignon et...un autre. Les Crooners n'auraient pas produit de disque. 

Sur la photo à droite, on voit Les Crooners autour d'un microphone à l'arrière plan supportant le vocal de J.-P. Picard et à sa droite S. Surprenant.

117. Les Novas     *

Après avoir laissé Les Knight Rockers, Serge Surprenant, et Philippe (Ben) Choquette - qui avait joué avec J.-P. Picard dans l'orchestre ''pas de nom'' - ont formé Les Novas avec deux ex-membres de ''Les Champs-Rocks'': le bassiste-chanteur Yves Laplante et le batteur Léo Pariseau. En 1965 ils ont publié leur disque 33 tours intitulé Les Novas... Vol: 1

sur étiquette Rusticana. Ce long-jeu a la particularité de ne contenir que des titres originaux.

Après le départ de S. Surprenant et Y. Laplante, Les Novas ont accueilli le bassiste René Labelle (ex-Les Consuls et ex-Le Pouvoir des Fleurs) et deux guitaristes en la personne de Léo Facchino et de Sylvain Stuart (ex-Les Gaies Chevaliers). Ce dernier est resté avec le groupe jusqu'en 1987.

Le nom Les Novas est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page]. 

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118. Les Gaies Chevaliers     *

Un groupe légendaire, Les Gaies Chevaliers ont commencé à se produire sur scène au début des années '60 et terminé dans les années '80. Le groupe a été stable avec les musiciens suivant: Gilles Racicot (basse), Adrien Langevin (batterie), Gérard Tougas (saxophone, accordéon), Réal Desrochers (orgue) et Sylvain Stuart (guitare, violon, trompette). Ils ont joué dans (probablement) toutes les cabanes à sucre, c'est un groupe de danse qui a été le ''house band'' du club Belgo pendant longtemps. Ils sont même allés jouer aux États-Unis sans permis de travail, c'est pour cela qu'on les a escortés à la frontière après une arrestation spectaculaire.

S. Stuart - natif du Nouveau-Brunswick - est arrivé à Saint-Jean à l'âge de 14 ans et l'année suivante il commençait une carrière musicale qui a duré une trentaine d'années. D'abord en jouant la basse avec Les Gaies Chevaliers. Lorsque le guitariste a quitté, on lui a demandé de jouer la guitare. Il jouait déjà du violon avant d'arriver chez-nous et il s'est mis à jouer la trompette aussi.

Sur la photo à droite, on voit: G. Racicot, A. Langevin, G. Tougas, R. Desrochers et S. Stuart 

Léo Pariseau,  S. Surprenant, Ben Choquette et Y. Laplante 

119. Les Snobs     *

Ce groupe concerne Réal Fortin qui juste avant dirigeait Les Musi-Q-Airs.

Ce nom ''Snob'' fut adopté à un certain moment que Serge Aubé avait laissé Les Musi-Q-Airs. 

Suite à une tournée québécoise de 8 mois, le groupe Les Snobs s’était démembré et Réal Fortin a réuni de nouveaux musiciens - Réjean Fortin, Fernand Messier et Ronald Thibodeau.

En fait le retour de S. Aubé a été pour participer aux enregistrements de leur unique disque vinyle. Alors en 1966,  Les Snobs (sans R. Thibodeau)  ont enregistré le disque vinyle 45rpm 

J'ai des frissons b/w Jamais jamais [disques Élysée EY 107].

 

Les batteurs Denis Bourget et Denis Nolin ont également fait partie de ce groupe. Plus tard, Claude Harbec remplacera Aubé.

Le nom Les Snobs est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page]. 

sur la photo à droite, on voit Serge Aubé, Fernand Messier (assis), Réjean et Réal Fortin.

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120. The Rubens     *

Le groupe The Rubens est un orchestre qui donne dans le R&B et le twist. En 1962, Thomas Chatman forme le groupe à Saint-Jean-sur-Richelieu et il joue surtout à l’hôtel Fontaine Bleue. Les membres de ''The Rubens'' incluaient  Michel Comeau (basse) et le batteur Gilles Béland. Ce dernier, le guitariste Don Warmack et Thomas C. avaient fait partie de ''The Billy Martin Orchestra.''  Après The Rubens, les deux derniers ont fondé le groupe R&B Toma-Cina et ses Aventuriers qui a enregistré l'un des premiers disques 33 tours ''live'' québécois.

 

Sur la photo à droite: Don Warmack, Michel Comeau, Thomas C., Gilles Béland.

Le nom The Rubens est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page].

Cliquez  à droite pour consulter la page The Rubens''

121. Michel Comeau     *

Michel Comeau a eu une carrière non seulement en musique (The RubensMan Made, etc.) mais aussi au cinéma et au théâtre.   

122. Michel Como     *

Michel Comeau a eu une carrière comme artiste solo sous le nom Michel Como pour avoir enregistré plusieurs 45 tours en 1966 et 1967 et en 1981.

 

Il n'est pas le seul artiste de notre municipalité a présenter une carrière dépassant 50 ans. Toutefois aucun des autres n'a atteint une semblable notoriété auprès du public québécois et des médias. Cette dernière phrase décrit et représente les propos de Gerry qui disait tout haut: ''Comeau t'es l'meilleur.''

 

Il a aussi dirigé des ensembles à partir de 1966 (Michel Como + 2Michel Como et les Dubonnets,

Como's Company). 

Il a constitué le groupe Cream and Sugar  et en 1979 le groupe lançait un premier disque 33 tours avec l'étiquette Celsius ‎– CLS-61001, un premier 45 tours était lancé contenant deux pièces : autres chansons que celles incluses sur leur disque éponyme.

Cliquez à droite pour consulter la Michel et Denis Comeau

123. Paul, Ben, John     *

Groupe formé de Jean Lauzière (basse), Paul Choquette (batterie), Réjean Benjamin (guitare). Les deux derniers ont fait partie de Jack Palmer Trio et du groupe Michel Como et Les Dubonnets.

Ce groupe (avec un autre nom que Paul, Ben, John) avait été formé de Réjean Benjamin, de Luc Langevin (futur membre de Smoke), des frères Réjean et Réal Fortin. Ils ont joué au club de golf de la Baie Missisquoi tout l’été '69. Réal qui débutait dans l’enseignement s'était retiré et a été remplacé par Jean Lauzière (John).  Luc a quitté en même temps que Réal. Par la suite, Réjean Fortin était remplacé par Paul Choquette et ils sont devenus Paul, Ben, John.

124. Jack Palmer /Jack Palmer Trio / Jack Palmer Ensemble     *

Groupe dirigé par Jacques Lapalme (orgue B3), ayant accueilli le chanteur Claude Martel, le saxophoniste Ben Choquette et Paul Choquette (batterie), Réjean Benjamin (guitare), Ronald Thibodeau (guitare), Dominic Bertoni (guitare).  P. Choquette et R. Benjamin ont fait partie des groupes Paul, Ben, John et Michel Como et les Dubonnets.  J. Lapalme a aussi collaboré aux groupes de Michel Como

L'ensemble de Jacques Lapalme était le groupe en devoir lors de l'événement célèbre mais triste qui a été vécu par des centaines de gens à la salle Do-ré-mi  lorsque le plancher de l'édifice s'est abaissé lors d'un regroupement en l'honneur du politicien Yvon Dupuis au début des années '60.

P. Choquette a raconté avoir tout fait pour retenir sa batterie victime de l'effet de gravité.

On voit sur les photos:

         J. Lapalme                                    P. Coquette, J. Lapalme, D. Bertoni

P. Choquette, R. Thibodeau

Ben Choquette et R. Benjamin  

125. Les Nobels     *

Groupe qui a été actif entre 1964 et 1971; initialement composé de Denis Comeau (chant, trompette), Normand Bessette (basse), Yvon Richer (guitare), André Grandbois (batterie). 

Les Nobels ont gravé un 45 tours avec deux reprises de succès américains:  

Hanky Panky b/w  Les oignons verts,  1966, une production signée Denis S. Pantis

sur l'étiquette Télédisc [TD 31]. Ce groupe est un rare groupe des années '60, à pouvoir

faire le transfert vers les années '70, et en noblesse avec un seul changement:

l'arrivée du batteur Paul Choquette.

Le nom Les Nobels est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page]. 

Les oignons verts (Green onions) - Les Nobels
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126. Les Merry Makers     *

Les Merry Makers était un groupe formé de Normand Hébert (string bass),  Marc Bisaillon (batterie), Normand Busque (piano) et Maurice Bernard (trompette, vibes). Il interprétait une musique d'une autre époque et a été longtemps le ''house band'' à la salle Notre-Dame-Auxiliatrice, la salle de danse pour des soirées accueillant les moins de 20 ans. Les organisateurs de cette salle permettaient qu'on joue des ballades. Évidemment ''sous surveillance.''

Normand poursuivait en plus de faire partie du groupe une carrière en solo sous le nom Normand Busque et de Normand Valin. Ses publications ont été deux disques ''vinyle'' 45 tours:   La vie est douce  b/w  Toi le ciel   par les disques Apex en 1958 et  Monique b/w C'est peut-être cela l'amour  par les disques Apex en 1961.

127. Claude Martel / Les Del Mates     * 

Ce musicien johannais est cité par tous les autres comme un artiste exceptionnel: chanteur rock avec une touche de gospel. La comparaison a même été approchée de  '' Stevie Wonder chantant comme Elvis Presley.''  Tous ont déclaré qu'il avait plein de soul dans la voix. Il a abandonné la musique. Il a commencé à se départir de ses biens, de sa guitare Gibson et de ses disques. Voici ceux qu'il m'a donnés:  The best of King Curtis et The incredible Jimmy Smith featuring Kenny Burrell and Grady Tate. Plus tard s'il m'avait rencontré, c'est certain, il s'en serait souvenu de l'avoir fait. Chaque fois qu'il rencontrait un bon chanteur, il disait: TOI LÀ, TU ES...(nom)...ET TU ES..(qualité de musicien)..

Plusieurs l'ont vu et entendu lors du Festival de jazz en 1963 au Centre Saint-Edmond: il a interprété quelques chansons avec le groupe Les Del Mates. Le producteur de musique Robert (Bob) Ostiguy croit avoir des bandes enregistrées de l'événement, toutefois l'identité des autres musiciens du groupe semble avoir été perdue !

On dit qu'il a chanté (définitivement à l'hôtel Richelieu) avec  le groupe Jack Palmer mais on est également certain qu'il a été le directeur du groupe Les Oxides. C'est lui qui en était le chanteur lors de leur prestation en 1965 à l'hôtel Fontaine Bleue.

128. Les Oxides / Second Soul     *

Les Oxides étaient Pierre Lefebvre, Guy Banville, Mario Mongeau et Rick Ditomaso, et Claude Martel en fit brièvement partieIL leur a enseigné comment faire de la musique en groupe, les répétitions étaient évolutives et agréables. Un samedi après-midi à la fin d'une pratique, C. Martel a fait mettre les guitares dans leur étui et a dit de venir avec lui. Les jeunes ont marché trois kilomètres, ils sont entrés à l'hôtel Fontaine Bleue vers 16h00 et sont ressortis vers 16h30. Ce qui s'est passé pendant trente minutes est: Claude est allé discuter avec des personnes (probablement Les Jades) assises à une table, il a fait monter son ''band'' Les Oxides sur la scène, ils ont utilisé l'équipement sur place et joué (Un jeune homme bien et Hang on Sloopy et d'autres) devant un public pour la première fois de leur vie.

 

C. Martel est parti peu après et Les Oxides ont continué à quatre en présentant un numéro fantaisiste à l'intérieur de leur spectacle. Un jour, le groupe a interprété plusieurs pièces dont Memphis et quelqu'un dans l'assistance était venu demander

après le spectacle comment ils avaient fait pour faire passer la version originale en faisant du ''lipsing !'' 

Le chroniqueur Stéphane avait remarqué ce groupe pour avoir mentionné son existence et

son originalité dans sa chronique appelée Sur une corde de guitare parue dans l'édition du

24 mars 1966 du journal Le Richelieu. Pour retrouver l'article nommé Snobismes, cliquez sur la boîte à droite 

 

Il devint évident que Claude Martel avait même enseigné ''la soul'' à ''Les Oxides'' qui se sont peu après transformés en Second Soul : un groupe de ''soul music'' en s'adjoignant le chanteur Vaughan Grouse et le batteur Johnny Campbell (le petit frère de Dave: chanteur de ''Les Avantis).''

129. Les Four Five Six / Les Frères Jacques     *

Les Four Five Six, ce groupe semble être un groupe école. Ses membres se promènent entre Les Gyrfalcons et Les Frères Jacques. Des gens se rappellent avoir vu Les Four Five Six jouer au début des années '60.

Le groupe avait installé son équipement dans le stationnement de la Plaza Saint-Gérard.

Membres connus: Gérard Hébert, saxophone, Michel -  Réal - Robert - Ronald et Bruno Jacques, etc.

130. Les Gyrfalcons     *

Le groupe, en 1965, était formé par Gilles Leblanc, Jean Granger et trois frères de la famille Jacques : Bruno - Raymond - Ronald. Aussi il a accuelli Robert Lorrain, Rainer Schwartz et Steve Leblanc.

Sur la photo à droite: J. Granger, G. Leblanc, Bruno Jacques, Bob Lorrain et Raymond Jacques. 

texte en collaboration avec Robert (Bob) Lorrain:

Le groupe a été formé au début des années soixante par Gilles Leblanc avec l'aide de son père Jean Paul Leblanc. Le début a été lent car quelques membres en étaient à leur première expérience dans un groupe organisé. Les membres originaux étaient Gilles Leblanc (guitare), Jean Granger (guitare), Ronald Jacques (guitare basse), Raymond Jacques (saxophone) et Bruno Jacques (batterie). Le groupe pratiquait chez les Leblanc et a joué occasionnellement en public. Peu de temps après leur début, le bassiste Ronald Jacques a été remplacé par Robert (Bob) Lorrain qui venait d'un groupe appelé Les Jarodas. Les concerts augmentent  progressivement et bientôt le groupe joue tous les week-ends dans la région de la Montérégie. Par la suite Raymond Jacques (sax) a quitté et n'a pas été remplacé.

Sur la photo à droite: B. Lorrain, J. Granger, G. Leblanc et Bruno Jacques. 

 

Puis plusieurs mois plus tard ce fut au tour  Bruno Jacques (batterie) d'abandonner pour rejoindre ses frères qui ont créé leur propre groupe. Rainer Schwartz est devenu le nouveau batteur. Cela a complètement changé le groupe: la sélection musicale a alors été largement influencée par le son de l'Invasion britannique. Le groupe devint très populaire dans la région de Saint-Jean et, chaque fin de semaine, il jouait dans les salles de St- Remi, de St-Jacques, de Napierville, de la salle St-Edmond à St-Jean et de nombreux autres endroits de cette région.

 

Sur la photo à droite: G. Leblanc, R. Schwartz, J. Granger et Bob Lorrain. 

 

Le dernier changement apporté au groupe a été le départ de Jean Granger qui a été remplacé par Steve Leblanc (alias Steve Solo) en tant que guitare rythmique, clavier et l'une des deux voix principales. Steve a aidé le groupe à se tourner vers l'avènement britannique avec ses nombreux talents. Les Gyrfalcons étaient complets et sont restés comme ça pendant quelques années. Ce groupe se présentait dans toute la province, dans des salles de danse, des clubs, de grandes salles de spectacles et des jamborees de musique.

 

Sur la photo à droite: Steve Leblanc, Gilles Leblanc, Bob Lorrain et R. Schwartz. 

 

Malgré une bonne réputation le groupe, pour une raison quelconque, a décidé de changer son identité pour un nom plus facile à retenir Les Sujets. C'était proche de la fin de la carrière du groupe. Le groupe s'est démembré et tout le monde est parti dans des directions différentes très soudainement. Gilles est devenu professeur d'école secondaire. Rainer est devenu une personnalité de la radio bien connue à Montréal, à CHOM et à Toronto, où il a eu son propre programme hebdomadaire de télévision musical ainsi que des rôles dans divers films. Steve continue aujourd'hui à jouer dans le groupe de la région de Rawdon. Quant à Bob, il a travaillé à la radio à CHOM et pour deux maisons de disques et a ensuite eu une longue carrière dans l'industrie du pneu.

Le groupe s'est classé au deuxième rang lors du jamboree provincial d'orchestres à Chomédey en novembre 1965.

131. Les Sujets     *

                                Sur la photo à droite : Bob Lorrain, Rainer Schwartz, Steve Leblanc et Gilles Leblanc.

 

En 1966 le groupe fut renommé Les Sujets: la continuité du groupe Les Gyrfalcons avec les quatre même musiciens. Ils furent les gagnants du Jamboree de Point-Claire en 1966.

                             

132. Les Gyrfalcons     *

Les Gyrfalcons se sont reformés en 1984 autour de deux frères de la famille Jacques: Réal et Bruno et G. Leblanc et S. Leblanc (voir la photo à droite).

 

Les deux premiers avaient fait partie du groupe Les Four Five Six et du groupe Les Frères Jacques.

Un document vidéographique est témoin de l'événement.

Les Gyrfalcons interprètent Mrs Brown you'e got a lovely daughter et Till there was you

Réal Jacques, Bruno Jacques, Gilles Leblanc et Steve Leblanc en concert le 27 octobre 1984.

VIDÉO: Les Gyrfalcons en direct de la Pointe aux cafés (13 juin 1984) interprètent Mrs. Brown you've got a lovely daughter et Till there was you.

133. Smoke      *

Smoke, un autre groupe de Saint-Jean-sur-Richelieu, ayant été actif au cours des années 1967-68, est formé de Dave Campbell, ex-Les Avantis et de son frère John Campbell, ex-Second Soul, aussi que du guitariste Mark Leblanc (futur guitariste de Workshop), du multi-instrumentiste Luc Langevin, du percussionniste Rick Smith et du claviériste Alain.

Sur la photo à droite : Dave et John Campbell, M. Leblanc, Alain........, L. Langevin et R. Smith.

134. Les Twilight Boys     *

Groupe formé de (ordre sur la photo à droite) 

...?....(guitariste), Réjean Tremblay (basse), Denis Nolin, futur Les Musi-Q-Airs (batterie), André (Dédé) Raymond, futur Les Pastels (guitare).

135. Les Pastels     *

Le groupe Les Pastels était formé de cinq musiciens (ordre sur la photo à droite prise en 1965) Marcel Vézina (chant, saxophone), André (Dédé) Raymond (guitare), Roger Labonté (guitare), Guy Lemyre (basse électrique) et Jean-Guy Berger (batterie).  

Le nom Les Pastels est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page].

136. Les Troubles     *

Groupe formé de (photo: de gauche à droite) Denis Bourdeau (guitare), André Granger  (batterie), Jacques Boutin (basse) et Jean-Yves Davignon (guitare).

 

D. Bourdeau se souvient d'avoir partagé la scène avec un groupe de qui Les Troubles interprétaient les chansons: 45 tours émis de ce groupe ! Lors de ce concert le guitariste du groupe populaire a dû emprunter l'amplificateur de Denis...

 

Le nom Les Troubles est inclus dans la liste des groupes québécois ayant existé entre 1964 et 1969, voir le document intitulé ''Compétition entre les groupes'': le chapitre 4 du livre de l'auteur Serge Gingras ''Hou-Lops pour toute la vie''. [Pour consulter cette liste, cliquez sur le lien en haut de cette page].

137. Les Crescendos     *

Groupe formé de Pete Mason (guitariste), Neil Wilson (guitariste), Robert (Bob)  Lorrain (bassiste) et Dave Campbell (batteur). Les trois derniers sont des ex-''Les Jarodas''.

 

Le groupe Les Crescendos a eu une évidente influence sur des jeunes (de la paroisse Saint-Gérard-Majella à Saint-Jean) venus les voir jouer: trois de ces quatre musiciens deviendront membres de ''Les Avantis'' avec le guitariste Jacques Dubuc. Le bassiste B. Lorrain se joindra à ''Les Gyrfalcons'' qui deviendront Les Sujets.

138. Les Jarodas     *

Groupe Les Jarodas formé du pianiste Serge Barsalou (ex-Les Champs-rocks), Robert (Bob)  Lorrain, bassiste (futur Les Crescendos et futur Les Gyrfalcons),Jacques Couillard (guitariste), Pete Mason (guitariste) et Dave Campbell (batteur). Les deux derniers sont à la fois des futurs ''Les Crescendos'' et futurs ''Les Avantis.''

On voit sur la photo à droite (prise lors de leur passage à la Palestre de Saint-Jean)

S. Barsalou, B. Lorrain, Jacques Couillard, Pete Mason et Dave Campbell.

139. Les Midnighters     *

Groupe formé de Pete Mason, guitariste, Robert (Bob)  Lorrain, bassiste, Jacques Couillard, guitare et Dave Campbell, batteur. Ils sont des futurs ''Les Jarodas''. Ce nom sera adopté suite à l'inclusion du pianiste Serge Barsalou.

 

Le groupe Les Midnighters est à la base de plusieurs autres dont ''Les Avantis'' avec P. Mason, D. Campbell. Le bassiste B. Lorrain se joindra à ''Les Gyrfalcons''.

140. Les Continents / Les Kontinents     *

Le groupe incluait le bassiste Guy Langlois, le chanteur Robert Bélanger, les guitaristes Yvan Plouffe et Jean-Pierre Boulais et Bruno Fortin, un batteur cousin des frères Réal et Réjean Fortin (deux ex-Les Snobs),

 

Le groupe a poursuivi avec J.-P. Boulais et G. Langlois - en changeant le nom pour Les Kontinents - et des remplaçants dont  Paul Mayrand, Louis Picard. 

  • Biographie personnelle :

                                   #141. Bruno Fortin,                                              

                                  #142.  William (Billy) Pajonas et

                                  #143.  Mario Mongeau

                                                                                                                

141. Bruno Fortin     *

Batteur peu connu, Bruno Fortin a laissé définitivement la musique en 1972 après une dernière performance à la Centrale Catholique en tant que membre du groupe Capitaine Richmellow Band formé des frères Réjean, Normand (Tom) et Mario Mongeau. En 1969, il quitte le groupe ''Les Continents''  pour essayer de faire revivre avec Fernand Messier,  Claude Harbec et André Deguire la formation Les Snobs. Par la suite, en 1970, B. Fortin fait partie du groupe Magwitch en compagnie du guitariste Marc Delage, du bassiste Mike Wattie et de Mario Mongeau. Magwitch a aussi compté dans ses rangs le chanteur Luc Normandin et le claviériste Michel Phaneuf juste avant que ce dernier rejoigne le groupe Age. Finalement, Bruno joue avec Blanc Deuil, groupe composé de Robret Rheault, Pierre Légaré, Michel Pigeon, Denise Lecavalier et de lui-même. En 1974, Bruno rejoint la communauté cistercienne Notre-Dame-du-Lac située à Oka et relocalisée depuis 2009 à Saint-Jean-de-Matha. Après ses études en Histoire à l’Université de Montréal, il obtient un Maîtrise en Théologie à l’Université Laval de Québec. S’étant découvert en 2009 un talent de photographe, il publie en 2017 avec Bruno Rotival, photographe français, un livre de photos intitulé Val Notre-Dame - L'Abbaye dans les bois [ISBN 978-2-89760-087-7] sous le nom de Frère Bruno-Marie, O.C.S.O. Livre qui a reçu ''Le prix du livre 2018 Communications et Société.''

142. Billy Pajonas   (1943-2019)   *

Born: William Pajonas

Le multi-instrumentiste William (Billy) Pajonas, un descendant Lituanien (né à Plattsburgh, N.Y., le 12 mars 1943) est décédé à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix le 3 mars 2019.

À l'âge de 11 ans, Billy était musicien professionnel. Une de ses premières collaborations – alors que Billy faisait partie de ''The Stratatones'' en 1962 – est mentionnée (à titre d'organiste) par le groupe Mike and the Ravens lors de l'enregistrement de leur album intitulé Noisy boys! Saxony sessions. 

B. Pajonas s'est fait connaître comme un musicien important dans le développement de la scène musicale johannaise. Il s'était

surnommé lui-même: L' "Américois''. Il fit partie de groupes de Saint-Jean-sur-Richelieu dont certains ont marqué l'histoire, tel que Como's Company, Hommage aux Beatles, Elliott, La Troupe du 24, Mirador.

 

Dans les années '60, ça grouillait fort dans le centre-ville de Saint-Jean. Plusieurs clubs offraient la possibilité d'entendre des musiciens de qualité. Des musiciens locaux ou venus de Montréal et des États-Unis y jouaient régulièrement. Dans le flot de ces vedettes on a eu la chance d'entendre et de voir le groupe nord-américain A.C. Apple dont faisaient partie deux ex-Twiliters : Bill Kennedy et Billy Pajonas. Le site suivant offre une perspective du groupe.

http://www.unclebillmusic.com/ACAPPLE.html

 

Le groupe Wild Bill Kennedy & the Twiliters / Twiliters with Bill Kennedy avait déjà enregistré quelques 45RPM, B. Pajonas fit partie du groupe en 1965 occupant le double rôle de claviériste et guitariste. Dans cette formule de trio, le groupe a existé jusqu'en 1967. Dès lors le nom fut AC Apple Medicine Show / A.C. Apple et le groupe a poursuivi jusqu'en 1971. 

Après la rupture de A.C. Apple, Billy a fait partie du groupe Como's Company avec Denis et Michel Comeau en compagnie du guitariste Micheal Gauthier et du batteur Luc Proulx. Il fit ensuite partie du groupe Elliott en compagnie du bassiste Fernand Messier, du batteur Serge Raymond et du claviériste André Letendre; puis les deux derniers et B. Pajonas ont accompagné La Troupe du 24 : un collectif de danseurs, chanteurs et musiciens. 

Avec La Troupe du 24, l'enjeu était de soutenir les chorégraphies en direct et d'exécuter des pièces originales – conçues par Lise Bissonnette (claviériste), Tom Howard (chant et percussion), Alain Moreau (chant et guitare acoustique) et Mario Mongeau (basse, mandoline) – ce qui demandait à Billy une contribution au niveau des arrangements musicaux. En plus de se produire avec La Troupe du 24 lors de la fête nationale du 24 juin 1977 sur la rue Richelieu, Billy a collaboré à l'enregistrement de certaines de ses pièces au Studio Marko, Montréal. Par la suite, Billy s'est joint au groupe Mirador formé avec, entre autres, le claviériste Michel Phaneuf et le guitariste Robert Rheault puis vint la demande de se joindre au groupe Hommage aux Beatles.

 

Hommage aux Beatles a été un des groupes le plus populaires de Saint-Jean-sur-Richelieu. Il s'est produit à Montréal et en province. Leur imprésario était Les Entreprises Angelil - Boisvert inc. C'est avec le chanteur Réal Gaboriau, le bassiste John Christman, les guitaristes André Barrière et Mathieu Coletta et le batteur Michel Beauchamp que Billy Pajonas a enregistré, en 1978, le disque 33RPM Hommage aux Beatles (album en vinyle blanc produit et réalisé par René Angelil) contenant seize chansons : un spectacle-hommage aux quatre garçons de Liverpool.  [ KF 154 disques Revelation ]

Enregistrements auxquels Billy Pajonas a participé :

  • Como's Company (1971) – Echoes, Let's go get stoned, World of changes, With a little help from my friends, Blues, Why love got to be so sad, The low spark of hi heeled boys. 

  • La troupe du 24 (1977) – Superstar, Slow down, Référendum, La marche des clowns, Libération, Valse de la troupe du 24, UFO et (Fable du) Papillon

  • Dealer's Choice (1981) – That train, We don't care, Flip, flop and fly, All along the watchtower, Mary wanna, V.D. Blues, Life of shame, Jumpin' jack flash, Jungle talk, Rock me baby, You've got my number, you know my name

  • Casa Loca (1992) - Ay amor

  • Saint-Roch, RenéHorse on the moon

  • Les Zombres & leurs Descendants (2001) – Slow down part II, Superstar​Roll over BeethovenDrive my car, Slow down, Twist and shout, Oh! darling, Ticket to ride,

    Revolution, Back in USSR, When I get home, You really got a hold on me, I want to        hold your hand

  • Stones River band (2003) – Hey Joe, Like a rolling stone, Jumpin' Jack flash, Honky tonk woman

  • Pajonas Chapman Bushey (2003) - Dirty water, Shake, rattle and roll

  • Bissonnette, LiseAu bord de la mer.

143. Mario Mongeau     *

Né le 15 septembre 1948 à Saint-Jean-sur Richelieu, M. Mongeau est le créateur du site     des étoiles dans ma ville

et l"auteur de presque tous les textes qui y sont présentés. Il a fait partie de plusieurs groupes de musique, le premier est Les Oxides et le dernier a été Grupo Leo. L'étendue de sa carrière musicale est presque 50 ans et les styles de musique apprivoisés sont le pop, blues, alternatif, progressif, latin (cumbia, merengue). Il est auteur-compositeur de nombreuses pièces instrumentales et chantées (français, anglais et espagnol). Sa carrière se poursuit actuellement, outre la composition et l'édition musicales, M. Mongeau travaille sur des oeuvres cinématographiques.

Mario Mongeau - Pour moi, voici comment tout cela a commencé. 

Je ''spottais'' à la salle de bowling Notre-Dame-Auxiliatrice, Monsieur Lorrain (le père de Bob) nous disait : ''Vas spotter s'a trois pis s'a quatre'', je pouvais spotter (replacer les quilles) sur deux allées de quilles à la fois, hey! à 10 cents la partie. J'avais douze ans. Il y avait le juke-box qui contenait toutes les nouveautés et qui nous enivrait à la journée longue. Aujourd'hui nous savons que si une chanson a été aimée, c'est probablement pour le texte puis, soit pour la voix ou le rythme ou la mélodie ou les harmonies. Pour moi c'était la mélodie avant tout. Quand j'entendais les disques de Paul Anka ou Roy Orbison c'était le sens mélodique et la voix qui venaient me toucher. J'habitais sur la rue Grégoire (à droite, on voit Serge et Mario Mongeau photographiés devant leur résidence au numéro 90 de la rue Grégoire) et je voyais le voisin d'en face transporter des instruments de musique de qui on disait: ''Lui c'est un musicien.''

Je me surprenais à rêvasser ne me demandant: ''Quelle vie cela peut être?'' Seulement en 2018, j'ai appris que ce grand jeune homme (3-4 ans plus vieux que moi) se nomme Sylvain Stuart du groupe Les Gaies Chevaliers.

 

Un peu plus tard, j'ai déniché un emploi comme serveur le samedi soir au Centre Notre-Dame-Auxiliatrice – réputé être le premier au Québec à organiser hebdomadairement des soirées dansantes pour les mineurs – c'est là que j'ai été exposé aux groupes de danse et aux performances en direct, cela se passait au début des années '60. Jusqu'à ce jour je sais que rien n'a changé, d'une voix c'est l'authenticité qu'on aime. Également je devais apprendre -

grâce à des jeunes de mon âge - que dans un instrument de musique c'est  aussi

l'authenticité qu'on aime.

La chanson A world without love du duo Peter and Gordon - publiée en février 1964 - allait changer ma perception et me faire aimer le texte en premier lieu; oui j'avais été charmé par le son de leur guitare douze cordes. La pièce Like a rolling stone de Bob Dylan - publiée en juillet 1965 - est venue confirmer que le texte était prioritaire dans la musique moderne. Le groupe californien The Byrds a fait encore plus: il a repris des chansons de Bob Dylan pour les présenter avec un nouveau son de guitare 12 cordes électrique, des belles voix harmonieuses ...et c'était parti pour moi.''  Cela se passait en été 1965.

Un soir alors que je revenais chez-moi (probablement du Yatch Club), je suis tombé sur le groupe des frères Jacques qui avaient installé leur équipement dans le stationnement de la Plaza Saint-Gérard (au 640 Dorchester), ces gars-là (appelés Les Four Five Six) ont aidé à démystifier l'instrumentation, cela m'a beaucoup encouragé j'ai bien compris que je pourrais arriver à jouer un instrument de musique. Il y avait mon ami de l'école qui en savait un peu plus sur la musique. Jacques connaissait des jeunes qui avaient été engagés pour jouer dans le gymnase de l'école Saint-Gérard-Majella (c'est à cet endroit que plus tard  j'ai vu jouer le groupe johannais Les Pastels et le groupe montréalais The Haunted pour la première fois: wow wow ! )

 

On est allé les entendre,  le groupe - (sur la photo à droite) Les Crescendos -

était composé de Bob Lorrain (basse), Peter Mason (guitare), Dave Campbell (aux drums) et Neil Wilson (guitare). C'était inspirant de voir jouer intégralement des solos de pièces instrumentales du groupe The Ventures; sans le savoir nous venions d'assister à notre premier concert de musique ''surf'' tel que cette musique est connue aujourd'hui.

Peu de temps après, Les Musi-Q-Airs se sont présentés au Centre Notre-Dame-Auxiliatrice (une salle bien connue) et les musiciens avaient interprété la pièce Bits and Pieces  (1 minute 53 secondes : la chanson la plus progressive entendue en 1964) c'était la découverte de la musique du groupe The Dave Clark Five et en quelque sorte la découverte d'une musique plus alternative que celle des autres groupes britanniques (exception faite du groupe The Honeycombs avec leur ''hit'' la pièce Have I the right). Bits and Pieces  chanson antiphonaire classée numéro 1 au Canada en 1964 – un exercice très innovateur pour l'époque et tout à fait convainquant pour qu'on veuille devenir musicien. Jusqu'alors l'emploi de la batterie, autre qu'en solo (exemple Wipe out), avait été timide. À l'inverse de leur performance primitive, Les Musi-Q-Airs (S. Aubé, R. Fortin, Denis Nolin, Louis Jacques et André Martel) étaient traditionnellement vêtus : un pantalon blanc et une veste de satin de couleur bleue poudre et des bottes ''Beatles.''

 

Sur la photo à droite, on voit Dave Campbell, Jacques Dubuc et André Montmigny: du groupe Les Avantis

Jacques Dubuc a été le premier qui m'a démontré l'existence du talent. Il était capable (à distance) d'identifier à 100% chacune des notes que je jouais sur la guitare (électrique même pas branchée). Par la suite j'ai vécu l'expérience de jouer avec plein de musiciens talentueux. Toutefois il m'apparaît avant tout que la chimie entre les musiciens pouvait faire réaliser beaucoup et être majoritairement la clé du succès d'un groupe. 

Sur la photo . B. Lorrain, P. Mason, Dave Campbell, N. Wilson

Mario Mongeau a connu ses débuts en 1964 en se présentant à l'audition pour remplacer le chanteur dans le groupe Les Avantis, il n'a fallu que 60 secondes (trois départs sur la chanson I saw her standing there) pour être éliminé. Il s'est procuré une guitare Gretsch et un amplificateur de marque Supro qu'il jouait chez-lui seulement quand son père était absent. Il s'est d'abord réuni avec René Laporte un jeune de la paroisse Saint-Gérard-Majella et leur première compréhension de la musique était orientée sur deux pièces que René savait chanter: It's only make believe  et Runaway  

(de Conway Twitty et de Del Shannon). En 1965, M. Mongeau - après s'être aperçu d'une évidente demande de ce rôle dans les groupes - était devenu bassiste et a fondé son premier groupe Les Oxides

photo à droite:

Rick Ditomaso à gauche et Mario Mongeau: membres du groupe Les Oxides, 1966.

Sur la photo à droite, on voit André Martel, Serge Aubé, Réal Fortin et Louis Jacques: du groupe Les Musi-Q-Airs

 Claude Martel en fut le chanteur, et après son départ Les Oxides ont continué à quatre et après le nom Second Soul était adopté suite au remplacement du batteur et l'ajout du chanteur Vaughan Grouse, et toujours avec Guy Banville et Rick Ditomaso. Pour M. Mongeau en 1967, il s'ensuivit des contributions à des groupes qui ont tous donné au moins un spectacle: Les Délaissés (avec André Lehoux, Gilles (Jinx) Brosseau, René Circé); Les Maestros (avec Pierre Bernard, Luc Giroux (futur: Age, Incubus, Mack) et deux autres du nom de Circé et Baillargeon); Les Monks (avec Roy Vivier, Pierre-Paul Genest et René Bissonnette); Les Hornets (avec Marc Delage, Jacques Desrochers et Michel Pigeon à la basse, futur Blanc Deuil)

On allait à l'école Beaulieu et on se regroupait à la récréation pour discuter des derniers développements sur la scène locale : '''Ce groupe a volé le batteur de tel autre groupe'' ou nationale :''Les Sinners ont fait une manifestation sur la rue Sainte-Catherine'' ou internationale : ''Le groupe The Dave Clark Five est en train de détrôner The Beatles.''  On entendait discuter des musiciens plus expérimentés qui se préparaient à aller participer à des concours d'orchestres et, qui étaient à la recherche d'un bon ''booker'' pour trouver des engagements. Au printemps de l'année 1966, on a appris que le 9° jamboree provincial d'orchestres Labatt allait se tenir à la Salle Do-ré-mi. 

 

Les Oxides avaient fait leur inscription mais le groupe de Robert Rheault, Alain Deland, Jean-Marc Parent et Léo England hésitait encore: ces jeunes ne se sentaient pas à l'aise avec leur bassiste. En discutant avec le bassiste de ''Les Oxides'' ils en sont venus à la  solution que ce dernier remplacerait pour l'occasion leur actuel bassiste. Ils n'avaient pas de nom de groupe et un nom devait être présenté : ils ont choisi Les Insolites.  Sur le ''carton'' à droite, on peut lire Les Insolites et Les Oxides au titre des participants au jamboree à la Salle 

Do-ré-mi.

Il y a avait beaucoup de changement de musiciens et dans beaucoup de

cas les noms de groupes se succédaient. Après l'aventure ''soul'' avec les guitaristes Guy Banville et Rick Ditomaso, M. Mongeau fit partie de quelques groupes ibervillois et, du groupe Les Hornets qui incluait    Jacques Desrochers (batteur) et le guitariste Marc Delage. Comme

M. Mongeau avait vendu sa guitare de marque Gretsch modèle Duo Jet

couleur noire à R. Rheault, il s'est adressé à celui qui lui avait vendu cette guitare pour emprunter une autre guitare pour l'engagement du 24 décembre 1967 à l'hôtel V41. 

 

On voit sur la photo (à droite) Les Hornets en pleine action à l'hôtel V41: J. Desrochers (assis derrière sa batterie), M. Delage avec sa guitare Gibson (récemment achetée du chanteur Claude Martel) et la magnifique guitare Gretsch modèle Tennessean de couleur rouge cerise que Jacques Dubuc, le guitariste de ''Les Avantis'', a bien voulu prêter à M. Mongeau (on le voit au micro et reflété dans le miroir entre J. Desrochers et M. Delage).

 

Une discussion récente avec J. Dubuc autour de ce prêt de guitare a révélé qu'il ne s'en souvenait pas. C'est bon signe: cela correspond à ce que Jacques n'a pas eu à le regretter.

L'entraide a définitivement existé dans ce monde de jeunes peu fortunés. Elle a existé sous plusieurs formes. Tout d'abord au niveau de cours de musique. M. Mongeau a reçu des cours de Jean-Paul Picard, chanteur de ''Les Vibratones'', Pete Mason, guitariste de ''Les Avantis'' a donné des cours à un guitariste de ''Les Consuls'', André Grandbois du groupe Les Nobels a donné des cours au batteur de ''Les Consuls'', Réal Fortin donnait des cours de basse à Gérald Boulet et au bassiste de ''Les Snobs'', Neil Wilson du groupe Les Avantis a donné des cours au bassiste de ''Les Consuls.''  Ben Choquette prêtait sa batterie à Jean Foisy-Marquis. Jean-Paul Picard jouait une guitare de marque Supro empruntée.

Voici le nom de quelqu'un qui a aidé les autres à sa manière très spéciale: Jean-Paul Yergeau visionnaire et ami des musiciens. Il a commencé à vendre sa collection d'instruments musicaux en nous recevant à sa résidence privée, a tenu boutique sur la rue Saint-Jacques et vous vous souvenez sûrement du Palais de la musique sur le boulevard du Séminaire. Il est difficile de se rappeler comment on l'a connu. Une autre question - que je me posais - est: a-t-il déjà joué de la musique ? Pourquoi ''visionnaire'', il savait exactement où placer ses acquisitions, comme si au moment de l'achat il savait à qui s'adresser pour vendre. Peut-être même dire qu'il savait que vous alliez en avoir de besoin. C'était immanquable en vous l'offrant il savait combien vous auriez prévu de payer si vous l'aviez voulu. Sans lui, beaucoup de musiciens n'auraient pas eu leurs instruments de qualité. Un de ''Les Zombres'' faisait confiance à Jean-Paul, il a acheté une guitare Gibson modèle Les Paul Junior, ensuite un amplificateur de marque Fender Super Reverb-Amp, un piano Fender Rhodes, une basse Fender VI, une guitare de marque Line 6 modèle Variax 700, une basse de marque Yamaha à cinq cordes. Tout ça et des consoles de son, des moniteurs, micros, amplificateurs, etc. Un autre membre de ''Les Zombres'' a acquis une magnifique guitare Rickenbacker modèle 330/12, celle utilisée lors des représentations du groupe en juin et octobre 1984. Pourquoi ''ami des musiciens'', parce qu'il ne voulait que notre bien-être.

Sur la photo à droite, on peut voir la basse de marque Fender modèle VI que J.-P. Yergeau a proposé au bassiste de ''Les Zombres'' (qu'il a actuellement en sa possession); sans le savoir J.-P. Yergeau faisait réaliser un rêve secret qui n'avait jamais été révélé: avoir un instrument hybride permettant de jouer de la basse en se positionnant en accord de guitare.

On pouvait se procurer le meilleur équipement qui existait, voyons cet exemple de guitare ''vintage'' (objet original et qui ne soit pas une imitation) : une guitare de marque Fender modèle Mustang payée 200$ ou moins en 1964 (qu'on trouve aujourd'hui sur eBay à vendre entre 2 000$ et 3 000$). Ceux qui ont résisté à s'en départir ont une belle collection. Il est plus facile d'apprécier un tel instrument de nos jours qu'au cours des années '60. Mais faute d'argent, plus souvent qu'autrement, à l'époque il fallait s'en départir pour se procurer une autre guitare qui avait le son qui nous fascinait. N'a-t-on pas vu les musiciens du groupe César et les Romains monter sur scène avec leur instrument coupé à la scie pour obtenir une autre forme; quel regret d'avoir modifié la forme originale Maurice et Daniel ont-ils aujourd'hui?

Ma carrière avec les Zombres s'est étendue de janvier/février 1968 jusqu'à juillet 1969. Nous avons eu des hauts et des bas. Dans les hauts, notre passage à la Place des Nations: septembre, et le SuperSwing: tournée provinciale en décembre en compagnie de groupes les plus authentiques du Québec. Étrangement lors de ces concerts, Les Zombres travaillaient en quatuor et ça bouillait autant sur scène que dans la vie. Au cours de l'été 1968  le groupe a même joué à l'hôtel Champlain où Roger Malette venait pour chanter ses tounes d'Elvis. Pour continuer dans les bas, il y aurait la perte de deux guitaristes en 12 mois. Ils nous laissaient retourner en quatuor. Alain Deland était allé s'installer à Montréal, Marc Delage est venu pour quelques mois seulement. Le départ de Marc D. avait fait mal, nous nous demandions si on pouvait poursuivre sans lui. Les musiciens étaient maintenant dépendants du style qu'ils avaient développé: ''double lead.''  Les groupes comme Cream, Blue Cheer et Led Zeppelin ont fait usage du double lead dans leurs enregistrements, cela occasionne qu'il faut plus d'un guitariste pour reproduire convenablement beaucoup de chansons. André Deguire s'était joint au début du printemps 1969.

 

Au début de 1970, Les Zombres étaient rebaptisés Age, le répertoire changeait: les ''cover'' prenaient le bord pour laisser place à la composition. Ce processus de création était utilisé par d'autres groupes locaux, par exemple les groupes Coenobium, Magwitch.

Magwitch regroupait deux musiciens qui iront avoir ensemble une carrière de près de 50 ans. Marc Delage et Michel Phaneuf ont formé (avec Luc Normandin: l'autre cousin) ce groupe au début de 1970. Toutefois après peu, les derniers avaient choisi d'autres directions: Luc N. de pouvoir devenir  illustrateur et Michel P. se joignait aux quatre membres de Age pour créer un groupe ''prog''. Ce fut l'arrivée de Mike Wattie qui complétait Magwitch le band qui comptait déjà Bruno Fortin et Mario Mongeau. Les compositions rivalisaient fortement avec les ''cover''. Marc s'était trouvé une guitare électrique Rickenbaker à 12 cordes en plus de jouer sa Gibson à 6 cordes. Bruno F. était un jeune homme moderne et choyé, il jouait très bien la batterie. On a joué en public quelques fois et une offre est arrivée pour jouer (sur le site de l'expo '67) au  ''Biosphere Bandshell.''

La photo à droite a été prise lors de cet événement.  

Sur la photo à droite, on voit: M. Delage, M. Wattie, B. Fortin et M. Mongeau - été                                                                                                                                     1970.

Des relations qui ont commencé au début des années '60...et dans certains cas ne se sont toujours pas terminées.

Les ascendants de ''Les Zombres'' sont les musiciens qui ont joué avec A. Deguire. M. Delage, M. Mongeau, A. Deland, F. Roy, A. Moreau, L. England ou R. Rheault. C'est aussi tout ce qui est arrivé avant comme ceux qui ont donné des cours et trucs de musique, qui ont apporté un soutien financier, qui fournissaient de l'équipement de qualité, qui assistaient aux représentations, aux parents qui n'avaient rien contre les répétitions dans leur résidence (à Marcel Delage pour avoir dit: ''je croyais entendre le disque, les gars).''  C'est aussi tout ceux qui ont encouragé à commencer et encouragé à continuer,  les fans du groupe, les amis et les musiciens qui ouvraient la voie aux autres musiciens.

C'est aussi les organisateurs de jamborees et les bookers comme Pierre Gravel,  Lucien Ménard, Maurice Bélanger.

Je ne vais pas oublier ceux qui conduisaient les véhicules (Pierre Deland, frère d'Alain Deland; Clément Moreau, père d'Alain Moreau; Monsieur

Georges (Ped)  Robert).

  • Liste des références importantes

Il faut mentionner les sources de référence qui ont servi à développer le site   des étoiles dans ma ville , entre autres les sites suivants: Vente de garage, Le Musée du Rock'n'Roll, Mondo PQ, Psyquébélique, La Jazzthèque québécoise, Tête carrée, Garage Hangover, Retro jeunesse 60, Ugly Things, Museum of Canadian Music, etc.

  • livre de Serge Gingras intitulé ''Hou-Lops pour toute la vie'' (ISBN 2-9806473-0-6) dans lequel j'ai trouvé les textes et les statistiques que vous pouvez consulter au lien à droite    

  •  livre de Manon Gilbert intitulé Gerry d'Offenbach La voix que j'ai (ISBN 2-89278-004-7) dans lequel j'ai trouvé les textes et images que vous pouvez consulter au lien à droite    

  • livre de Mario Roy intitulé ''Gerry Boulet avant de m'en aller'' (ISBN 2-920718-35-5) dans lequel j'ai puisé

      des informations concernant Gérald, Denis Boulet et leurs groupes. Pour les détails de cet ouvrage  →

  • livre Léo Roy intitulé ''La belle époque des groupes québécois des années 60'' (ISBN-10: 2980797707 / ISBN-13: 978-2980797705) dans lequel j'ai trouvé une mine de renseignements pertinents à l'histoire des groupes johannais et à partir duquel j'ai reproduit des extraits de textes, des photos, et même des  pages au complet. Je vous remercie Monsieur Léo Roy. Pour des détails de cet ouvrage    cliquez →

  •  Édition du journal Le Canada Français - Des milles roches Saint-Jean-sur-Richelieu 1609-2001 - des articles par l'historien Réal Fortin ont fortement apporté des détails qui ont contribué à ce site et en plus ces articles furent l'inspiration pour me faire sentir capable de mettre en oeuvre l'écriture de l'ouvrage que vous consultez. Je vous remercie Monsieur Réal Fortin.  Cliquez à droite pour consulter les articles intitulés     ''1960-1969  1964, Saint-Jean by night''  et  ''1960 à 1969  Ah! Mes vieux! Dans c'temps-là...''