Michel et Denis Comeau 

        1963-1965         1966-67                                                1968                                           1971                    1972                   1973

M Michel Comeau, vocal et basse

P Paul Choquette, batterie

R  Réjean Bemjamin, guitare et vocal

G Gilles Béland, batterie

J Jacques Lapalme, orgue B3

Y Yves Deleseleuc, saxophone

M Michel Sévigny, basse

D Denis Comeau, vocal et instru-ments à vent

J Johnny Ranger,

orgue

M Michael Gauthier

guitare

L Luc Proulx, batterie

B Billy Pajonas, guitare, clavier

     The Rubens   Michel Como     Michel Como + 2      Michel Como et les Dubonnets     Como's Company       Man Made       Como's Company

 M

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Pour écouter la pièce Between us enregistrée par

                le groupe Cream and Sugar: cliquez à droite →

Between us - Cream and Sugar
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  Travailleurs de la musique
  photographies

Michel Comeau chante depuis son très jeune âge. En s'accompagnant à la guitare

il a gagné un concours d'amateur, ce qui lui permit d'enregistrer un disque vinyle

circa 1956 intitulé Down by the riverside.

Michel avait sept ans lorsqu'il a commencé à pianoter et à jouer de la guitare et il a fait ses premiers pas comme chanteur à l'âge de onze ans.

Dès le début de l'adolescence, il a formé ses premiers groupes tout en continuant de participer à des concours amateurs tels que les découvertes de Billy Monroe, etc.

 

Il allait souvent écouter, à travers les fenêtres des établissements, les nombreux groupes qui se produisaient dans les hôtels et les clubs de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Son père n'aimait pas beaucoup que Michel accorde plus de temps à la musique qu'à ses études. Il l'a placé comme pensionnaire durant un an et demi. Sa décision a porté fruit, il avait de bonnes notes, mais cela ne l'a pas empêché de jouer de la guitare avec des camarades. On lui permettait de donner des spectacles et d'organiser des activités pour divertir les parents qui venaient voir leurs enfants la fin de semaine.

Voulant se diriger en musique, Michel entreprit des cours avec le célèbre Léo Facchino; ce guitariste lui a conseillé – à cause de la récente popularité de cet instrument – de choisir la basse. Alors c'est en jouant des partitions de basse sur une guitare que Michel a commencé à jouer avec d'autres musiciens à l'hôtel Richelieu. Il s'est ensuite procuré une basse de marque Fender modèle Precision.

 Michel et deux camarades de classe  →

2010 - present
2010 - present

Plusieurs contraintes se dessinaient devant le choix de devenir musicien professionnel (en plus des contraintes sociales). 

Avant 1972, l'âge de la majorité était de 21 ans, donc les endroits où les mineurs pouvaient faire de la musique c'était dans des fêtes populaires ou à l'école et des noces. La province de Québec, à partir de 1921 était le seul endroit en Amérique du Nord où il n'y avait pas de prohibition. Les autorités canadiennes, américaines et québécoises durent mener une chaude lutte au commerce illégal d'alcool entre le Canada et les États-Unis.  Avec les réformes policières de la Révolution tranquille, la plupart des membres de la Police des liqueurs étaient devenus en 1961-1962  « l’escouade des alcools » et faisaient des visites surprises dans les lieux où on vendait de la boisson pour demander des pièces d'identité. Pour cela, Michel fit un arrangement comme quoi il ne prendrait pas d'alcool si on le laissant jouer.  Muni d'un document signé avec son père, Michel envisage d'intégrer un groupe de musiciens professionnels qui joue dans les endroits où il y a de l'action: cabarets, bars, etc. 

Encouragé par le saxophoniste du groupe de Billy Martin, Michel était allé le rencontrer à son domicile (rue Marchand) pour recevoir des instructions musicales et l'année suivante, le groupe est revenu à Saint-Jean et, à cause d'un problème de dernière minute, les musiciens lui ont demandé de remplacer leur bassiste au pied levé. À l'âge de 18 ans, il s'était définitivement joint à ''The Rubens'' qui étaient composés de deux noirs et deux blancs. Ce nouveau groupe (de Thomas Chatman) fut le bienvenu à l'hôtel Fontaine Bleue où l'engagement tenait du mardi au dimanche.

Le propriétaire de l'hôtel Fontaine Bleue, Fernand Dagenais a été un pionnier du 

développement de la musique vers la fin des années '50 et début des années '60.

Lui-même un saxophoniste, il organisait des ''jam sessions'' pour les groupes qu'il engageait et faisait participer des musiciens qu'il connaissait tels que Charles Biddle, Oscar Peterson, Oliver Jones, etc.

 Thomas Chatman et Michel Comeau               à l'hôtel Fontaine Bleue

Vers la fin des années '50, au Québec régnait un répertoire surtout de chansons en français qui aboutiront au style

yé-yé vers 1965. La radio diffusait les pièces les plus populaires des artistes francophones (N'oublie jamais par Les Three Bars), anglophones (Clap your hands de ''The Beau-Marks'' au sommet des palmarès en 1960) et latins comme Volare  en 1959 (Grammy Award: chanson de l'année)

Il y avait aussi ''la police des droits d'auteur'' qui circulait dans les cabarets, bars, salles de danse et de concert. Ces gens-là demandaient au groupe en vedette d'interpréter des succès (des oeuvres protégées) puis (en qualité de représentants de la Commission du droit d'auteur du Canada) s'adressaient au promoteur de l'événement pour réclamer et faire payer les droits de reproduction ou production d'une oeuvre en vertu de la Loi sur le droit d'auteur (LDA). Michel apprenait tout cela en plus de faire de la musique, lui qui venait de quitter l'école, il était maintenant à l'université de la vie.  Il allait aussi se rendre compte que des inspections pour contrôler les identités des musiciens étaient exercées par la Guilde dont la mission est de faire reconnaître la valeur de la musique ainsi que la contribution indispensable des musiciens professionnels à la société. Ce fut le début d'une longue association en tant que membre de la Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (tel que nous la connaissons aujourd'hui).

La ville de Saint-Jean était située à 50 km de Montréal et à 560 km de New York donc un passage obligatoire par la voie terrestre et aussi par la voie navigable. C'était aussi un arrêt naturel pour ceux allant à Montréal. Les musiciens y trouvaient des engagements avant de faire le saut vers la métropole québécoise. Saint-Jean était aussi un tremplin (pour les musiciens américains) : entre l'État de New-York et les régions éloignées comme les Laurentides, Saguenay, Estrie, Arthabaska, Abitibi, etc. 

 

Pour avoir ces groupes sur le sol canadien Monsieur Dagenais s'engageait même dans des responsabilités dues aux formalités imposées à ces non-résidents (répondant par ''bond'' en déposant environ 500$). Les touristes américains (et les militaires basés à Plattsburgh) venaient entendre et retrouver à Saint-Jean des groupes populaires des États-Unis. La ville était un ''happening'' en offrant plusieurs endroits où aussi l'on pouvait voir et entendre des groupes locaux. Il était possible d'aller voir et entendre, le même jour, un groupe à l'hôtel Fontaine Bleue, un autre à l'hôtel Windsor (comme The Beau Marks), un autre à l'hôtel Richelieu et d'aller entendre The Rubens comme artistes invités à la Palestre Nationale. Cela s'est passé lors de l'ouverture de la Palestre Nationale à une soirée de Fabulous Kernels avec qui Gérald Boulet jouait la basse. La population de Saint-Jean était toujours au rendez-vous, dès le mardi les gens (de jolies filles habillées de crinoline) commençaient à faire la ligne à la porte de l'hôtel pour revoir The Rubens en spectacle. Plusieurs s'entendent pour dire que l'hôtel Windsor (géré par Madame Bourdeau) était l'endroit qui offrait le plus beau son de tous les clubs de Saint-Jean (presqu'un studio de son).

 

Monsieur Dagenais était très apprécié, il était du genre à accepter d'avancer de l'argent à un musicien même si ce dernier occupait un engagement à un autre hôtel que le sien, au-delà de la compétition il favorisait l'entraide. Denis Comeau se souvient qu'il a même mis à sa disposition une chambre entre deux engagements; Denis pouvait pratiquer ses cuivres et recevoir des critiques positives. Monsieur Dagenais lui disait : ''on ne devrait pas faire des descentes de saxophone comme celle-là, ça sonne trop Thomas.'' Thomas Chatman jouait du saxophone et était influencé par Coltrane. C'est Fernand Dagenais qui a enseigné à Denis à lire la musique. Et Johnny Scott lui a donné de très bons conseils, Denis et Johnny fréquentaient deux sœurs d'une famille de la région.

The Rubens 

Depuis 1963 Michel C., Thomas C., Gilles Béland et Don Warmack faisaient de la route avec The Rubens: Québec + Ontario + États-Unis. La majorité de ''The Rubens'' (G. Béland, T. Chatman, J. Scott et D. Warmack) venaient du groupe de Billy Martin. The Billy Martin Orchestra était revenu de New-York en désarroi.

D. Warmack n'était plus dans le groupe : il avait fait savoir qu'il n'assumerait plus le rôle de bassiste à l'intérieur de ses fonctions de guitariste. Le groupe (initialement formé de quatre) The Rubens était devenu un quintette avec l'arrivée de Joe Brazil et un sextet avec Johnny Scott (un saxophoniste de Buffalo, USA) que Monsieur Dagenais avait aidé à entrer au pays. Au moment du passage au Festival de jazz au centre Saint-Edmond en 1963, Michel connaissait déjà le ''book.''  Le book c'était tout ce qu'un musicien devait savoir : les pièces de jazz standard et leur clé d'origine. Michel avait répertorié une dizaine de pièces (exemple : Misty, Route 66, Caravan, etc.) et s'était habitué aux variations soudaines. Quand le leader lançait le groupe dans un jam, il donnait la clé puis ( 1 2 3 4 ) c'était parti. Mais il arrivait qu'il injectait un indice de dernière minute comme FLAT FIVE puis le groupe devait se lancer sachant qu'au moins une note allait se déplacer d'un demi-ton vers le bas. C'était tout simplement pour vérifier l'architecture des musiciens et du Young Cat, dans le cas de Michel Comeau.

 G. Béland, J. Brazil, T. Chatman, M. Comeau et John Scott à l'hôtel Fontaine Bleue

Les Nobels 

Denis Comeau croyait comme Michel qu'il ne ferait pas un autre métier que musicien; tous deux étaient ''travailleurs de la musique''. Denis (de trois ans et plus le cadet de Michel) évoluait avec le groupe Les Nobels. À l'âge de 14 ans il avait choisi les instruments à vent. Alors c'était retiré dans la salle de bain ou dans un placard qu'il pratiquait entouré de serviettes pour tenter d'étouffer le son. Les Nobels remplissaient les places où ils passaient et ils se sont retrouvés à aller jouer en province. À l'âge de 16-17 ans, Denis jouait dans des villes à côté de groupes célèbres dont The Jades. Les Nobels avaient attiré toute la clientèle de la ville. Le club où jouaient The Jades avait été déserté pour plusieurs soirées consécutives. René Hamelin, le guitariste de ce groupe ontarien était venu visiter Les Nobels et avait subtilement offert ses services. The Jades étaient sur la route en provenance de North Bay et allaient bientôt être engagés au Fontaine Bleue.

Les Nobels ont lancé un disque 45 Tours en 1966, Denis Pantis avait dit :''....qu'est-ce que vous faites demain, je vous attends en studio.''  D. Comeau avait commencé à écrire des paroles pour la pièce Just a dream (c'était la coutume à l'époque d'enregistrer des versions de tubes américains) mais le producteur a choisi Hanky Panky. 

À Rouyn-Noranda Les Nobels cumulaient un engagement avec le chanteur américain Johnny Thunder et son groupe, Denis a reçu une invitation pour se joindre à eux mais n'a pas accepté : il ne voulait pas laisser tomber les gars. Denis a joué avec d'excellents musiciens, en premier il évoque le bassiste de son groupe : la voix de Normand Bessette était la plus appréciée lors de leurs spectacles. Denis conciliait sa carrière de ''performer'' en parallèle avec des services de ''booking'', notamment au groupe Beau Geste et c'est lui qui a engagé le groupe César et les Romains pour leur passage à l'hôtel Fontaine Bleue.

Michel Como 

Après 1965 Michel se préparait à une carrière en solo. En 1966 et 1967 Michel (sous le pseudonyme Michel Como) lançait quelques disques vinyle en 45rpm :                1966                                                                     1967

                                                 Viens dans mes bras  b/w  Ça tourne et tourne        Aux enfers  b/w  Prisonnier de toi   

                                                 J'ai pleuré  b/w  Reviens Sophie (le strip)         Montréal la nuit   b/w  Les nuits de Montréal 

                                                                                                         L'habit ne fait jamais le moine b/w Quitte l'autre pour moi.

Puis vint un engagement – qui a duré entre 8-9 mois au cours de l'année 1968 – Michel  a été engagé à Valleyfield comme maître de cérémonie. 

Dans les cabarets officiaient les fameux MC, à Valleyfield aussi comme à Montréal dans des lieux mythiques: la Casa Loma, le Café Saint-Jacques ou le Café Saint-Germain-des-Prés. C'est là à Valleyfield que Michel a rencontré les gens de l'industrie : Willy Lamothe, René Angélil, etc. Cet engagement permettait aussi de chanter. Alors en compagnie de Paul Choquette et de Réjean Benjamin, il offrait en plus un tour de chant.

Michel Como +2  

Michel avait commencé à pratiquer dans la cuisine de ses parents sur la rue Saint-Pierre avec le batteur Paul Choquette et c'est à Valleyfield qu'ils se sont réunis. Alors en compagnie de P. Choquette, du guitariste Réjean Benjamin, (augmenté par l'organiste Jacques Lapalme) le groupe Michel Como + 2 a été engagé à Valleyfield. 

Michel Como et les Dubonnets 

Michel évoluait aussi avec son groupe appelé Michel Como et les Dubonnets qui incluait les musiciens avec qui il avait formé Michel Como + 2. Avec Les Dubonnets  Michel avait un groupe assez stable, on y a accueilli le saxophoniste Yves DeLeseleuc et à l'occasion un bassiste pour laisser Michel se concentrer sur le vocal.

 

Sur la photo à droite, on voit Michel C., Réjean Benjamin (guitare), Jacques Lapalme, orgue et Paul Choquette (batterie, chant).

Les Nobels  II

Denis n'arrêtait pas de s'améliorer, il pratiquait sans cesse son saxophone, il voulait jouer mieux et mieux encore. Au début des années '70 suite au départ du batteur André Grandbois, il dut réorganiser le groupe (toujours en compagnie de N. Bessette et du guitariste Yvon Richer), et avec Paul Choquette pour compléter Les Nobels  ils ont continué à visiter l'Ontario et le Québec.

Sur la photo à droite, on voit Paul Choquette (batterie, chant), Denis Comeau, Yvon Richer et Normand Bessette.

Cara mia - Les Nobels
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Le site internet nommé RADIO.SOLORAMA propose d'entendre Les Nobels en action

(live) circa 1971 interpréter les pièces Cara mia   et   See you in September.

Ces enregistrements ne sont pas ma propriété, je recommande de vous référer au site suivant :   

 http://radio.solorama.com/audio/live-bands-70s-solorama/index.html 

See you in Septermber - Les Nobels
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La danse allait se tourner vers les discothèques et les boîtes de nuit allaient devenir un lieu où la musique est faite pour être écoutée. Au début des années '70, la plupart des jeunes avaient cessé de faire de la musique. Depuis un certain temps, les groupes avaient changé de répertoire de chansons parce que le goût du public n'était plus le même. Ceux qui avaient choisi la musique comme métier devaient suivre le courant des nombreux changements imposés depuis le milieu des années '60 par la majorité des groupes influents dont The Beatles avec leur album Revolver marquant avec cet album le début de l'ère psychédélique. Leur créativité artistique explose alors et sera confirmée avec l'album suivant paru en 1967, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band. Aussi King Crimson avec leur premier album In the court of the Crimson King: l'album de musique progressive le plus influent jamais publié.

L'université de la vie avait fait son devoir et enseigné la vie, âgé de 25 ans c'était la vie de musiciens en tournée et souvent loin de la famille. Michel relate un événement difficile de 1970 alors à Rimouski en tournée: ''Nous les jeunes avec cheveux longs étions immanquablement interceptés par les autorités pour contrôle autorisé par les mesures de guerre déployées contre le FLQ...''

Como's Company

Finalement les frères Comeau en sont venus à un point d'équilibre musical. En 1971, il a résulté la formation du groupe Como's Company : Michel à la basse, Denis aux instruments à vent, Réjean Benjamin, Gilles Béland et le claviériste Johnny Ranger (remplacé par Billy Pajonas). Mais l'occasion de former un groupe avec deux chanteurs (Michel et Billy Ledster) vint peu de temps après et Man Made devint prioritaire...

Man Made

Man Made était formé. The Jades n'existaient plus, les quatre musiciens s'étaient séparés Billy Ledster et Johnny Ranger avaient formé The Sound Syndicate à l'hôtel Fontaine Bleue  même. Au début des années '70 The Sound Syndicate s'était transformé en Illustration qui a laissé un disque 33 Tours avant de disparaître. Alors l'alliance de Michel Comeau avec Billy Ledster semblait être idéale pour lancer un nouvel ensemble progressif qui miserait sur deux voix disciplinées et remplies d'émotion et de ''soul.''   Le groupe Man Made allait inclure en plus le bassiste Richard Terry, le batteur Claude Roy, Roger Walls aux instruments à vent et Johnny Ranger.

 

Ils ont contacté Gilles Talbot et sont entrés en studio chez André Perry pour travailler sur plusieurs pièces dont six serviront à réaliser un disque éponyme qui a été publié en 1972. Cela se passait en même temps que l'Opéra Pop d'Offenbach enregistrait Câline de blues dans le studio d'en bas chez Perry. Michel est le chanteur soliste sur la pièce Feel  (il en est auteur-compositeur) qui n'a pas été retenue pour le disque. En plus des membres originaux, on a fait collaborer les musiciens suivant : P.J. Lauzon (guitar), Jerry Mercer (drums), Glenn Higgins (saxophone), Denis Comeau (flûte traversière et back-up vocals) et Richard Provencial (drums). Le disque n'a pas réussi à représenter le groupe comme il sonnait en spectacle, le producteur n'a pas su capter l'interaction entre les musiciens. Le décès accidentel de Gilles Talbot a aussi freiné l'élan du groupe.

Man Made est allé sur la route avec Denis Comeau, Roger Walls,

J. Mercer (ex-April Wine), René Hamelin (ex-The Jades), Bob Baines, Gilles Béland et Gerry Labelle (ex-Sound Syndicate); il a été le premier groupe ''blanc'' à se produire au Rockhead's Paradise (le Harlem of the North) fondé en 1928. Avec les voix de Michel et Billy Ledster, la couleur n'existait plus et le groupe est ressorti du Rockhead la tête haute. La ville de Saint-Jean a reçu sa part de gratitude lorsque Man Made s'est amené à la Cathédrale de Saint-Jean pour offrir un spectacle (le 21 avril 1972). Présents étaient Michel, Denis, G. Higgins, J. Ranger, R. Terry, B. Ledster, Réjean Benjamin (guitare), Gilles Béland (batterie), et Alain Béland. Ils ont offert en plus de leur musique des éléments poétiques et visuels (jeux de lumières, écran et diapositives).

Man Made (ci-haut) : 9 musiciens lors d'une présentation à la Cathédrale de Saint-Jean-sur-Richelieu

Man Made (ci-haut)                      ↑     les frères Comeau  se trouvent au centre (Michel abaissé et Denis à la gauche de Michel) encerclés de B. Ledster................R. Terry

Feel - Man Made
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Pour écouter la pièce Feel enregistrée par le groupe

Man Made : cliquez ici-haut.

Man Made (ci-haut) : Michel Comeau et Richard Terry

Como's Company  II

Tout de suite après son départ de Man Made, soit en avril 1973 Denis en compagnie de Michel reconstituait Como's Company avec Michael Gauthier (guitariste et ex-M.G. & the Escorts), Billy Pajonas (claviériste et guitariste exceptionnels) et Luc Proulx. Cet édition du groupe aura été la plus performante principalement dû au choix des pièces à tendance progressive et à la présence de M. Gauthier. B. Pajonas avait fait partie du groupe américain A.C. Apple et s'était relocalisé à Saint-Jean. Tant qu'à L. Proulx, âgé de 16-17 ans, il avait été bien entraîné pour avoir pratiqué depuis 1971 avec Michel (simplement une batterie et une basse) et occasionnellement avec Réjean Benjamin dans un local derrière le logement des parents de Michel. 

Denis Comeau

Denis a continué la musique pendant une dizaine d'années avec un groupe du nom de Denis Como's Quartet

Au cours de l'année 1974, Michel Comeau s'était distancé d'une équipe de tournée, et il avait rencontré la batteur André Poulin. Ils s'étaient impliqués dans la carrière de l'auteur-compositeur Gilles Rivard et des sessions d'enregistrement pour l'album Impulsions. À l'occasion le pianiste Karl Desforges - son de piano Fender Rhodes sur l'album Impulsions - se joignait à eux pour jouer à la Pointe aux cafés et ailleurs. Le studio de son Bobinason était l'endroit pour se rassembler à Montréal.

Michel a aussi participé à des événements musicaux publics au côté de l'icône québécoise Claude Léveillée et du multi-instrumentiste Michel Le François. Du 10-17 août 1975, il fit partie des musiciens au festival La Chant'août à Québec.  Cet événement donne l'occasion à plusieurs jeunes auteurs-compositeurs-interprètes d'attirer l'attention des maisons de disques.

Essiambre

Circa 1975, Michel fait l'acquisition d'un Mellotron - un instrument que The Moody Blues ont fait connaître - et collabore au groupe de Gaétan Essiambre. Le groupe (circa 1976) a enregistré un 45 tours sur étiquette Bobinason:  T'es québécois B/W J'change de côté   [LB 1901]. Essiambre était alors le nom du groupe, et la chanson  J'change de côté  est chantée par Michel Comeau, autre compositeur et chanteur dans le groupe.

 

En 1978, Michel forme l'ensemble Cream and Sugar avec le batteur

André Poulin et le multi-instrumentiste Gaétan Essiambre.

Cream and Sugar 

Cream and Sugar, c'est Michel Comeau et Gaétan Essiambre pour l'écriture, avec le batteur André Poulin. L'enregistrement et le mixage de leur disque intitulé Cream and Sugar ont été réalisés au studio La Girafe avec la participation d'une section de cuivre : Richard Beaudet (saxophone, soloist), Mohamed (trombone), Charles Ellison (trompette) et Roger Walls (trompette). L'album éponyme a été lancé en 1979 sur étiquette Celsius, le groupe avait signé pour trois disques 33 Tours mais cela ne s'est pas concrétisé. Un disque 45 Tours a été lancé avec deux pièces non incluses sur l'album, elles sont Stop it b/w Between us. Le bassiste Mike Wattie a participé à l'enregistrement d'une des deux pièces du 45 Tours et a fait partie du band en 1980. Le groupe est apparu à la télévision (Et ça tourne à TVA puis Feel like dancin' à CFCF), il est apparu au Salon Disco au Stade Olympique devant 10000 personnes et dans un autre festival, les autres accompagnateurs étaient Marc-André Lepage (claviers) et Marc Allee (batterie). Le groupe a aussi réalisé des enregistrements audio et des vidéoclips et a partagé la scène avec des vedettes ''disco'' telles que Gloria Gaynor, Instant Funk. Finalement la compagnie de disques Trans-Canada demandait que Cream and Sugar fasse des pièces en français. Le groupe ne croyait pas trouver de futur dans cette formule et les musiciens se sont séparés.

M. Comeau                       G. Essiambre      A. Poulin

disques 45 tours    (Celsius/Rio)           disque 33 tours    (Celsius/Rio)

                                                           1979 Cream and Sugar [CLS-61001]

1979   Being you   b/w  Willie [CLS-703]          

1979   Between us b/w Stop it [CLS-706] 

Between us (pour écouter, allez: haut de cette page)

La pièce Between us (chantée par M. Comeau) apparaît à Youtube

(℗ 2012 Les editions Adragante (SOCAN) ). 

  La suite.....

À partir des année '80, Michel Comeau est devenu une personnalité québécoise...pour la suite on peut consulter le site internet suivant : http://www.michelcomeau.com/